Facebook et vidéo: changements dans le fil de nouvelles

Les vidéos de longue durée auront plus de poids dans l’algorithme du fil de nouvelles de Facebook

L’algorithme du fil de nouvelles de Facebook, comme celui de Google pour la recherche, est un secret bien gardé. Cependant, une fois de temps en temps, ces entreprises nous révèlent certains changements qu’ils apportent à leurs algorithmes respectifs.

Facebook a annoncé qu’elle apportait un changement dans la façon dont est calculée l’importance du taux de visionnement des vidéos de plus longue durée.

Dans le passé, de ce que l’on peut en déduire, le taux de visionnement (pourcentage visionné d’une vidéo) permettait à l’algorithme d’établir si vous alliez voir plus (ou moins) de vidéos du même genre.

Dorénavant, tel que rapporté dans un article de AdWeek, la longueur d’une vidéo aura aussi un impact sur l’algorithme.

Ainsi, les vidéos de plus longue durée ayant un taux de visionnement élevé seront présentées à plus d’utilisateurs, tandis que certaines vidéos de courte durée (l’information sur ce qui départage une longue vidéo d’une courte vidéo n’est pas connue) verront leur distribution légèrement diminuée.

Soyez cependant rassurés, l’important reste la création et la distribution de contenus vidéo pertinents, dont la durée est appropriée pour l’histoire à raconter. L’objectif de Facebook n’est pas de vous inciter à produire des contenus plus longs, mais plutôt d’affirmer que la façon d’analyser l’engagement avec des contenus plus longs versus des contenus plus courts se doit d’être différente.

Chez Toast, nous faisons régulièrement différents tests sur l’impact de la durée des vidéos que nous publions sur Facebook. Nous avons d’ailleurs récemment complété une campagne pour un client où nous avions 640 versions différentes de créatifs comprenant des variations de texte, d’appel à l’action, mais surtout de différentes durées de contenus vidéo (15 secondes, 30 secondes, 2 minutes, 3 minutes). Dans ce cas-ci, ce sont les vidéos les plus longues qui ont généré le plus d’engagement (clics, temps de visionnement, etc.). Écrivez-moi au [email protected] si vous désirez en savoir plus sur les résultats de nos tests.

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande cet article publié du côté de AdWeek sur ces nouveaux changements à l’algorithme de Facebook. Une bonne lecture.

Contenu en direct: comment valider et vérifier?

Que pouvons-nous apprendre des grandes entreprises média lorsque nous faisons du direct?

Avec tout le buzz que nous vivons autour du direct, nous pourrions être portés à penser que c’est comme si c’était du nouveau, mais ce n’est pas le cas évidemment. Les grands médias en font depuis des décennies et en ont fait une discipline bien rodée.

C’est lors de grands événements et rendez-vous qu’on peut vraiment découvrir tout ce que le direct implique.

La semaine dernière avait lieu le premier débat à la présidentielle Américaine, et c’est toujours un rendez-vous de vérification et de validation de ce qu’on peut entendre de la bouche des candidats.

J’ai trouvé très intéressante la méthodologie de NPR pour la vérification et la validation des faits et citations des candidats. En direct (ou du moins avec quelques minutes de délai), ils étaient en mesure de publier un verbatim du débat, avec annotations et vérifications journalistiques.

Comment l’ont-ils fait? Vous pouvez découvrir l’envers du décor dans un article du Nieman Journalism Lab:

  • Accès au sous-titrage en direct;
  • Une cinquantaine de reporters, recherchistes, graphistes, rédacteurs, etc.;
  • Un fichier Google Docs.

Sans que les interventions vidéo ou de production de contenu en direct de votre marque aient besoin d’une couche aussi rigoureuse de vérification à tout moment, il peut être intéressant de voir comment un grand groupe média a su utiliser les outils à sa disposition (des outils auxquels vous avez aussi accès) pour générer du contenu en direct, le plus rapidement possible, mais surtout le plus véridique possible.

Vidéo marketing + plateformes sociales = ♥

Nous avons vu le futur. Et il contient beaucoup de courtes vidéos de marque distribuées sur les plateformes sociales.

Vous avez déjà vu les vidéos Tasty n’est-ce pas? Leur page Facebook, qui a présentement plus de 60M de fans, croît à un rythme incroyable. Pourquoi? Parce que le contenu qu’elle y publie est court, catchy, utile et chaque interaction qu’un individu a avec une de ses publications a le potentiel d’être vue par un réseau toujours plus grand de ses propres amis.

Chez Toast, nous produisons beaucoup de ce type de vidéos courtes pour de nombreuses marques et clients (L’Oréal, Bell Média et plusieurs autres) et nous pouvons constater à quel point ce format reste idéal pour obtenir un réel engagement sur les plateformes sociales. D’ailleurs, écrivez-moi si vous aimeriez en savoir plus sur les coûts et les opportunités pour votre marque en production vidéo.

En comparaison à YouTube, où pour obtenir une portée plus grande une vidéo doit vraiment être partagée par quelqu’un pour obtenir plus de visionnages, sur Facebook une simple interaction a le potentiel de rejoindre des centaines de personnes de plus.

Ceci est un exemple de la puissance que les gens en marketing constatent avec le contenu de marque vidéo sur les plateformes sociales. Et les outils à leur disposition sont de plus en plus puissants chaque mois.

Lorsque vous combinez le potentiel organique des plateformes sociales avec les possibilités de la portée payante, vous vous retrouvez avec une machine impressionnante et puissante.

Et c’est la raison pour laquelle on constate un changement important où les plateformes sociales sont vues comme étant préférables aux plateformes vidéo (YouTube, Vimeo, Vevo, etc.) pour la publication de contenu vidéo.

Selon une récente étude de Trusted Media Brands, 65% des répondants en marketing considèrent les plateformes sociales comme étant le média le plus important pour la distribution de campagnes vidéo.

Alors, gardez cette chaîne YouTube nourrie et en vie, mais assurez-vous de publier nativement sur les plateformes sociales. C’est là que l’action se trouve, et où votre potentiel de portée est le plus grand.

L’article que je vous recommande cette semaine est publié du côté de Clickz et fait un excellent résumé de l’étude de TMB intitulée « The Future of Digital Video », que vous pouvez d’ailleurs télécharger si vous suivez les liens dans l’article.

Marketing vidéo: 6 raisons scientifiques

Les raisons démontrant l’efficacité du marketing vidéo sont multiples, et scientifiques.

La clé en marketing de contenu, notamment en marketing vidéo, et en création d’audiences est la mémorabilité de ce que vous créez et publiez. Comme l’objectif premier n’est pas de vendre dans l’immédiat, il est essentiel que le message que vous désirez porter au consommateur soit construit de façon à ce qu’il soit mémorisé, dans le but que le consommateur pose une action dans le futur.

Plusieurs analyses et recherches voient présentement le jour au niveau de la mémorabilité du contenu. Comment peut-on optimiser la création et la publication de contenu de façon à ce qu’il ait le plus grand impact possible sur notre audience?

Carmen Simon, auteure du livre « Impossible to Ignore: Creating Memorable Content to Influence Decisions » (une lecture essentielle!), a développé un cadre de création permettant d’évaluer le nombre d’éléments qui favorisent la mémorabilité dans le contenu que vous produisez, et s’il est possible d’en ajouter encore plus.

Et la vidéo dans tout ça?

Les différents canaux à votre disposition pour la publication, le déploiement et l’amplification de votre contenu ont chacun leurs avantages et leurs désavantages. Dans le cadre de cet article, nous allons nous concentrer sur les avantages scientifiques de la vidéo.

Dans un récent article publié chez DemoDuck, 6 raisons scientifiques expliquant l’efficacité de la vidéo ont été présentées et vulgarisées:

  1. Le stockage dans la mémoire: les éléments visuels sont stockés dans la partie « long terme » de notre mémoire et ont donc plus de chance d’être mémorisés pour une plus longue période de temps.
  2. La vitesse de traitement: selon certaines études, le cerveau traiterait le contenu visuel 60000 fois plus rapidement que le texte. Il est donc possible de faire passer un message plus complexe sur une période plus courte grâce à la vidéo.
  3. La région du traitement: le contenu visuel est encodé dans le lobe temporal médian du cerveau. Fait intéressant, c’est la même région qui traite les émotions. Il est donc fréquent qu’une émotion soit attachée au souvenir d’une image ou d’une vidéo, rendant celle-ci encore plus mémorable.
  4. Une excellente connectivité: 40% des liaisons nerveuses vers le cerveau seraient connectées avec la rétine. Ceci assure un excellent canal de transmission pour le traitement d’images et de vidéo.
  5. L’apprentissage visuel: cette même connectivité exprimée au point précédent est un facteur important dans le fait que 90% de l’information qui est acheminée au cerveau est visuelle, faisant d’ailleurs en sorte que 65% de la population considère préférer les images au texte.
  6. La concentration: la vidéo a cette capacité, si elle est bien produite et est claire, de capter l’attention de la personne qui la regarde. Vous avez peut-être déjà remarqué qu’il peut être plus difficile de déranger une personne regardant une vidéo qu’une personne lisant un texte.

Ce sont 6 raisons très simples, très (trop?) vulgarisées, mais qui donnent une idée de l’étendue de la puissance du marketing vidéo.

Nous avons abordé ici les facteurs scientifiques, au sens large, de l’impact que peut avoir la vidéo, sans pour le moment considérer la façon dont votre offre, votre produit ou votre marque pourraient y être intégrés. Nous avons d’ailleurs récemment eu une discussion chez Toast avec Guillaume Fortin de Neurométric au sujet des facteurs de gain attentionnel, d’intérêt et de dérangement dans l’intégration d’annonceurs dans du contenu vidéo. Ceci fera sûrement l’objet d’un prochain article.

Facebook Live et la diffusion en direct, la nouvelle révolution

Une nouvelle dimension à la vidéo en ligne: le direct.

Une grande différence constamment soulevée entre la télévision (traditionnelle) et la vidéo en ligne a toujours été cette capacité que la télévision a de créer des rendez-vous, de rassembler de grandes audiences, à un moment précis autour d’un événement télévisuel. Et c’est toujours vrai, on le voit dans des contextes d’événements sportifs (l’Euro en ce moment!), culturels, aussi dans certains contextes d’émissions de variétés (La Voix, etc.).

La question a toujours été de savoir s’il serait possible de recréer ceci sur le web, le mobile et les différents appareils avec lesquels nous consommons du contenu en ligne aujourd’hui.

Dernièrement, la tendance qui s’en rapproche le plus est la diffusion en direct. Elle a toujours été possible, avec des plateformes comme uStream et autres similaires, mais cette nouvelle intégration profonde de la notion du direct et des plateformes sociales comme Facebook a permis de l’élever à un autre niveau.

Il est toujours possible de visionner une diffusion directe à posteriori, une fois celle-ci terminée, peu importe si nous étions disponibles ou pas pendant le moment où ça se déroulait, mais il y a quelque chose de fort au niveau affectif d’être là pendant que ça se passe (on se souvient que pour développer un contenu mémorable, il faut savamment combiner les composantes cognitives, perceptives et affectives).

Étiez-vous en ligne lorsque BuzzFeed a fait exploser un melon d’eau avec des élastiques? Ou vous êtes-vous déjà branché à la fort intéressante diffusion en direct de notre associé chez Toast, Serge Beauchemin, pendant et après les épisodes de Dans l’oeil du dragon à Radio-Canada?

Dans le premier cas, l’utilisation du direct vise à créer une audience autour d’un événement unique, divertissant et imprévisible. Dans le second cas, Serge se rend disponible pour commenter sur l’épisode à la télévision et parler d’entrepreneuriat, mais surtout répondre aux questions en échangeant directement avec la communauté, qui a ainsi l’opportunité de poser des questions en direct.

Chez Toast nous développons présentement avec différentes marques leur stratégie « en direct » et la façon dont elles peuvent utiliser la forme comme levier auprès de leurs audiences. Ceci peut se traduire par des diffusions sur Facebook ou YouTube, des « Stories » sur Snapchat ou autre, mais à la racine, l’expérience désirée par la marque est au coeur de la stratégie et de ce qui sera diffusé.

Un article de MarketingLand présente 3 études de cas de diffusion en direct: Tastemade, Dunkin Donut’s et The Young Turks news network. 3 utilisations très différentes de cette approche de production et diffusion de contenu.

Avez-vous pensé utiliser la diffusion en direct pour votre marque? N’hésitez pas à nous faire signe, nous serions curieux d’en savoir plus!

Le Daily Mail publie 650 vidéos par jour…!

Une production de volume pour un média qui reconnait la grande valeur de la vidéo.

Peut-être avez-vous vu passer la nouvelle, mais Toast a récemment signé une entente avec Bell Média pour la production d’entre 200 et 300 contenus vidéo devant être livrés dans les prochains mois. L’objectif: augmenter l’inventaire vidéo chez le groupe média, lui permettant d’augmenter ses ventes.

Ce sera beaucoup de travail pour l’équipe qui sera assignée à ce projet, et la mise en place d’un workflow de production rigoureux sera au coeur notre réussite, tant dans la production que dans la qualité du contenu qui sera livré.

Bell Média est loin d’être le seul à vouloir développer et maintenir son audience avec un contenu vidéo riche et varié. Le Daily Mail, qui serait la destination anglophone la plus populaire présentement sur internet, publie 650 vidéos PAR JOUR!

On y retrouve beaucoup d’extraits tirés d’émissions télévisuelles (avec qui ils ont des ententes), les meilleurs moments de matchs sportifs, des vidéos de fails, mais aussi du reportage original, du contenu créé par ses 350 journalistes réparti à travers le monde.

Une offre qui leur permet d’aller chercher près de 400 millions de visionnements par mois. Gens des ventes, multipliez ceci par un CPM raisonnable et vous y découvrirez des revenus très intéressants…

Dans un récent article, publié du côté de AdWeek, on trouve plus de détails sur la présentation que le Daily Mail a faite à la conférence NewFronts qui se tenait à New York il y a quelques semaines. Vous y découvrirez d’ailleurs quelques autres chiffres intéressants.

WWII sur Twitter, Audi et le transmédia, Facebook et la télévision sociale (#3Liens)

Petite série toute simple, #3Liens présente une sélection de quelques lectures intéressantes pigées dans ce qui est passé par nos listes de lectures dans les derniers jours.

How an ex-History student is using Twitter to bring World War 2 to life

 72 ans jour pour jour après les premiers événements qui mèneront à la Deuxième Guerre Mondiale, Alwyn Collinson a démarré le compte Twitter RealTimeWWII. Pendant les prochaines années (!), il prévoit publier le déroulement des événements de la dernière Grande Guerre. En date de publication de l’article sur TheNextWeb, le compte comptait environ 300 tweets.

Des tentatives similaires ont été faites dans le passé, notamment par le Guardian lors de la commémoration des 10 ans du 11 septembre 2001, mais l’opération avait aussitôt été stoppée après de sévères critiques et seulement 16 tweets en temps réel.

L’article de TheNextWeb va dans certains détails sur son approche et les comparables récents.

Audi Drives To Transmedia Land

Audi et FX Network lancent un court-métrage de 16 minutes, “Untitled Jersey City Project,” dans le cadre du lancement de la Audi A6 2012. Découpé en 8 épisodes (premier épisode ici), le contenu télé est diffusé pendant la diffusion du film du dimanche soir chez le diffuseur.

Chaque épisode ajoute une pièce au puzzle de l’histoire. La composante télé se déploie en ligne où les visiteurs peuvent explorer Jersey City et trouver des indices pour résoudre les mystères.

Je compte deux plateformes… peut-on réellement appeler ça du transmédia? Jeff Gomez nous dit qu’il en faut trois pour réellement être considéré comme tel… 😉

How Facebook just kicked social TV into high gear

Lost Remote, excellente source de contenu sur la révolution que vit présentement la télévision, a publié un excellent article sur les implications et opportunités qu’apportent les récentes annonces faites par Facebook. L’article met l’accent sur le « partage sans friction » (« frictionless sharing ») [traduction ordinaire de moi] qui permet d’autoriser différents services à publier sur notre compte Facebook lors de chaque utilisation.

Le lien avec la télévision? La possibilité pour des partenaires comme Hulu et Netflix de publier lorsqu’une personne consomme un contenu sur leur plateforme, permettant ainsi aux autres d’embarquer avec vous et de visionner ou écouter le même contenu. Le facteur important ici est la découverte (j’en parlais la semaine dernière) et la découverte à travers ses amis est d’autant plus puissante.

Et vous, des lectures qui vous ont marquées dernièrement? Partagez-les dans les commentaires ci-dessous.

Facebook lance Facebook Places. Leur angle: le « storytelling »

Le 18 août en soirée, Facebook a lancé son nouveau service de géolocalisation Facebook Places.

Ce service de « check-in » est un duplicata presque vulgaire de ce que Foursquare, Gowalla et autres font déjà. Cependant, avec sa masse d’utilisateurs (500 millions à ce jour, comparé à 2 millions pour le numéro un actuel Foursquare), Facebook amène la géolocalisation sociale à la masse.

Nous pourrions nous étendre sur l’approche d’affaires qui pousse Facebook à lancer un service très similaire à ceux d’autres fournisseurs (ils ont d’ailleurs tenté d’acquérir Foursquare il n’y a pas si longtemps), mais l’angle que je veux aborder ici est comment ils l’ont présenté.

Lors de la présentation, Christopher Cox, VP produits, a mis l’accent sur le potentiel de mémoire collective plutôt que sur l’instantanéité de ce genre de service. Alors que tous les autres se concentrent sur « ce que font vos amis, là, en ce moment, maintenant! », Facebook, présente Facebook Places comment étant le service qui pourra raconter une histoire. Un bel exemple de storyteling dans la présentation d’un produit.

Voici comment le storytelling peut permettre de distinguer un produit d’un autre, tiré de la présentation de Cox.

Too many of our human stories are still collecting dust on the shelves of our collections at home. Those stories are going to be placed. Those stories are going to be pinned to a physical location so that maybe one day in 20 years our children will go to Ocean Beach in San Francisco, and their little magical thing will start to vibrate and say, ‘This is where your parents first kissed.’

On ressent immédiatement quelque chose de différent : l’histoire fait référence à nos valeurs, nos souvenirs. Beaucoup plus fort que « Viens voir où sont tes amis en ce moment! » (usage du point d’exclamation volontaire).

En publicité, raconter une histoire peut faire la différence dans la perception du produit et de la marque. On le répète, on le martèle, mais nous en avons ici un excellent exemple.

Est-ce que Facebook Places sera un grand hit? À voir. Est-ce un produit parfait, sans enjeux liés à la vie privée? Sûrement pas. Ce sera pour un autre billet.


(photo via ReadWriteWeb)