La monétisation du contenu: un blogue générant 20M$ de revenus

L’exemple parfait de l’importance de trouver sa voix et être authentique.

En 2010, Kyle Taylor n’avait pas un sou et avait plusieurs petits emplois. Il décida de bloguer à propos de ses finances personnelles, ses tentatives pour mettre de l’argent de côté et se sortir de sa situation financière.

Six ans plus tard, il a 42 employés et génère près de 20M$ en revenus de ce même blogue sur la finance personnelle.

Simon Owens, journaliste dans le domaine de la technologie et des médias, a récemment publié un excellent article, très détaillé, sur la façon dont Taylor est passé de rien à une entreprise média, en publiant du contenu.

Il parle de l’importance de trouver sa voix, un point clé pour «The Penny Hoarder», nom du blogue de Taylor, dans la façon dont le blogue a créé une connexion forte avec son audience. Comme plusieurs d’entre vous le savent, je crois fortement dans l’écriture à la première personne et à quel point être authentique, raconter de vraies histoires ne peut qu’être bénéfique.

Au départ, le blogue ne faisait pas d’argent, et Taylor évalue que ce n’est qu’environ deux ans et demi plus tard qu’il a pu réellement en tirer un salaire, mais à partir de là, tout n’a été que croissance.

L’article de Owens raconte les détails sur la façon dont l’entreprise derrière le blogue s’est bâtie, comment elle a commencé à générer des revenus et comment elle travaille aujourd’hui avec des annonceurs grâce à la publicité native.

Les marques doivent de plus en plus agir comme des médias et «The Penny Hoarder» est une excellente étude de cas démontrant à quel point il faut être patient lorsqu’on démarre une publication numérique, qu’il faut maintenir sa voix tout au long du processus, mais aussi comment lorsque vous avez bâti une audience solide, il devient de plus en plus facile d’obtenir des résultats et générer des revenus.

Marketing de contenu: objectifs, tactiques et réalité

Avez-vous déjà voulu encore mieux connaître votre audience?

Aujourd’hui, je fais quelque chose que je n’ai pas fait toutes ces années: vous demander de me parler de vous.

Chaque semaine, je vous envoie (et à plus de 2000 autres très intelligentes personnes, comme vous) un article à lire. Je le fais depuis plusieurs années maintenant.

Cette semaine, j’ai voulu en apprendre plus sur vous, pour apprendre comment vous appliquez les techniques de marketing de contenu, quelles tactiques vous considérez être les plus efficaces, etc.

L’objectif est d’apprendre à mieux se connaître, de façon à ce que je puisse mieux bâtir le courriel que je vous envoie chaque lundi matin.

Mieux vous connaître est une chose, mais je veux aussi vous en donner en retour. Je partagerai les apprentissages tirés des réponses que je recevrai, afin de peindre un tableau de l’état du marketing de contenu aujourd’hui, dans un futur envoi.

J’ai créé un sondage très simple, une série de questions qui ne devrait pas vous prendre plus de 5 minutes de votre temps. Je serais très reconnaissant si vous pouviez prendre quelques minutes pour y répondre.

J’aimerais bien vous dire qu’il y a une chance pour vous de gagner un superbe prix, qu’il y a 10000$ en jeu, mais ce n’est pas le cas. Je vous demande humblement, si vous avez le temps, de répondre à quelques questions qui nous permettront de mieux vous informer dans le futur. 🙂

Cliquez ici pour répondre au sondage ->

La définition de l’engagement

Si vous aviez à définir ce qu’est l’engagement, comment le feriez-vous?

C’est la question que le Content Marketing Institute a posée à un panel d’experts.

Les réponses se sont avérées être très variées, chacune apportant un peu plus de profondeur sur la définition, les déclencheurs de l’engagement, et comment le mesurer.

Une des mes définitions favorites, qui ouvre l’article d’ailleurs, est parfaitement alignée avec notre mantra chez Toast de s’assurer que notre contenu se doit de toujours avoir « utilité et portée. »

Tim Ash, CEO de SiteTuners, a pour sa part simplement dit:

«Un contenu engageant signifie simplement un contenu qui est ‘utile pour le visiteur.’»

C’est une définition qui colle vraiment à notre approche chez Toast mais, globalement, chaque corporation, marque ou média aura sa propre variante.

Pourquoi?

Parce que la façon dont l’engagement est vu et intégré au contenu dépend beaucoup des objectifs d’affaires. Certains voudront plus de temps passé par page, alors que d’autres se concentreront sur l’acquisition de cookies, tandis qu’un troisième groupe mesurera le nombre d’inscriptions courriel.

Tout dépend de votre marché, du customer journey et où se place le contenu que vous produisez dans l’équation.

Une des choses sur lesquelles nous mettons de plus en plus l’accent chez Toast est « la prochaine étape. » Quelle action voulons-nous que les gens posent après avoir vu notre contenu et interagi avec celui-ci? Est-ce qu’elle peut être posée dès maintenant? Et si ce n’est pas le cas, comment pouvons-nous placer des marqueurs, des cues, dans leur mémoire de façon à ce que lorsque le besoin se présentera ils seront en mesure de se rappeler leur interaction avec nous et agir en fonction de celle-ci? Pensez à une situation où le processus d’achat est long, où vous désirez que les gens se souviennent de vous et de votre produit lorsqu’ils s’approchent de l’étape de décision.

Tout ceci faire partie du fait que vous désirez avoir un contenu qui est engageant (pour que votre audience interagisse avec celui-ci), mais aussi qu’il soit mémorable (pour que votre audience pose une action dans le futur).

Ce sont deux objectifs distincts dans une stratégie de marketing de contenu. Je vous invite à lire l’article du CMI, qui vous donnera beaucoup de matériel avec lequel travailler au niveau du stade d’engagement. Et pour en lire plus sur le côté mémorable du contenu, nous avons publié un article sur le sujet il y a quelques semaines, n’hésitez pas à vous rendre sur notre blogue pour le lire.

PepsiCo et la monétisation de son contenu

Production de contenu: transformer un centre de coût en centre de profit.

Comme plusieurs autres grandes marques et groupes, PepsiCo a récemment ouvert son studio de production interne. Avec à sa barre une équipe de 7 personnes, il peut créer et publier des contenus courts et longs sur une base quotidienne.

Ce qui le distingue des autres studios internes est la stratégie derrière sa création.

Brad Jakeman, président du Global Beverage Group chez PepsiCo, a une vision assez unique de la façon dont les marques de PepsiCo devraient approcher la production de contenu: faire de l’argent avec le contenu, plutôt qu’en dépenser.

Oui, vous avez bien lu.

L’idée est que si le contenu de marque produit a assez de valeur et qu’il peut intéresser une audience assez grande, il devient un actif qui peut être vendu à des propriétés média et à des éditeurs.

Le but ultime est assez « champ gauche » en effet: « Mon but est que nos grandes marques, qui valent plusieurs milliards de dollars, puissent financer leur propre marketing en utilisant leur équité comme levier pour produire du contenu que nous vendons par la suite et qui peut ainsi être ré-investi pour financer le marketing de ces marques, » dit Jakeman.

Pepsi, Gatorade, Doritos: et si toutes ces marques créaient du contenu que vous aimeriez regarder/lire/consommer, et que vous puissiez le faire sur les propriétés média que vous consultez déjà?

C’est un revirement à 180 degrés, où ceux qui achetaient du média dans le passé sont maintenant dans le marché pour vendre du contenu.

Votre marque pourrait-elle créer de nouveaux revenus avec son contenu? Pourrait-elle devenir une plateforme de contenu elle-même et vendre son contenu à d’autres? Faites-nous signe si vous souhaitez explorer ceci et évaluer comment vous pourriez monétiser votre production de contenu.

60% des revenus publicitaires de The Atlantic proviennent du contenu de marque

La publicité native et le contenu de marque déjà en forte croissance pour 2016.

En 2013, la publication The Atlantic s’est plantée de façon spectaculaire en publicité native lorsqu’elle a publié un article commandité sur la croissance de l’Église de Scientologie. Les lecteurs ne pouvaient pas savoir que l’article était commandité (il avait été formaté exactement comme un article journalistique) et la publication dut rapidement le retirer et émettre des excuses publiques.

The Atlantic, un média existant depuis plus de 160 ans, a fait beaucoup de chemin depuis cet épisode malheureux et génère maintenant plus de 60% de ses revenus publicitaires via le contenu de marque et la publicité native et ce grâce à une équipe interne de 32 personnes.

Globalement, les chiffres que présente le média démontrent un meilleur ROI tant pour l’annonceur que pour l’éditeur. En effet, les audiences de The Atlantic passent entre quatre et cinq minutes avec le contenu commandité, une mesure qui démontre tant la pertinence du contenu produit que le niveau d’intérêt de ce dernier face aux audiences. Cette situation devient ainsi win-win pour toutes les parties (l’éditeur, l’annonceur et l’audience).

Les formats offerts sont variés, allant de l’infographie à la vidéo, et l’équipe des ventes est très sélective dans le choix des annonceurs pouvant utiliser ces formats, un facteur très important dans cet objectif de publier du contenu où les objectifs d’affaires des marques sont alignés avec les intérêts de l’audience bâtie au fil du temps par The Atlantic.

Le contenu de marque fonctionne lorsqu’il est publié là où son ton et son sujet sont alignés avec l’audience qui le verra.

Dans l’article de Digiday que je partage avec vous aujourd’hui, Yuyu Chen discute avec Hayley Romer, vice-président sénior et éditeur de The Atlantic, sur sa perception de l’état actuel de la publicité native et du contenu de marque.

Produisez-vous du contenu pour qu’il soit partagé, ou consommé?

Le contenu qui crée le plus d’engagement avec vos audiences est différent du contenu avec lequel elle passe le plus de temps.

Récemment l’entreprise Chartbeat, spécialisée dans l’analyse de trafic (analytics), s’est posée une question intéressante: lisons-nous ce que nous partageons?

Apparemment, pas nécessairement. Il semblerait, selon deux études qu’ils ont analysées, que le contenu avec lequel les gens ont le plus d’engagement est différent du contenu que les gens prennent réellement le temps de lire.

Un contenu qui retient l’attention de votre audience ne sera pas nécessairement viral. Ceci est important, car les résultats que vous en tirerez seront directement liés au facteur de succès, ou pas, de votre production de contenu. En gros, tout revient à votre objectif stratégique initial.

Si votre objectif est de faire grandir ou développer une nouvelle audience, allez-y avec du contenu engageant. Si vous travaillez plutôt sur la rétention et la fidélisation d’une audience existante, allez-y avec du contenu avec lequel les gens passeront le plus de temps.

Bien sûr ceci peut sembler très simple, mais ça ne l’est pas, et il n’y a pas de recette magique. Ce sont des facteurs dont vous devez tenir compte non seulement lors de l’étape de planification de production, mais aussi à l’étape de mesure. C’est une variable à intégrer dans le développement de vos calendriers éditoriaux.

L’article de Chartbeat se concentre sur le temps de lecture et la longueur des articles, mais ce schème de pensée s’applique tout aussi bien à du contenu vidéo.

Je vous laisse lire l’article, mais sentez-vous à l’aise de cliquer sur les liens qu’il contient vers les deux études mentionnées.

Publiez moins de contenu, augmentez vos revenus

Le New Yorker publie moins de contenu, mais ses revenus ont augmenté.

Ma conjointe, qui a tweeté cet article aujourd’hui, le sait bien: les entreprises média ont un dilemme. Devraient-elles installer un « paywall » et générer des revenus via les abonnements ou offrir le contenu gratuitement et travailler au niveau des revenus publicitaires.

Certains réussissent très bien dans leur secteur avec un « paywall » (le Wall Street Journal en est un excellent exemple), d’autres ne réussissent pas aussi bien. Plusieurs autres croient que l’accès devrait être gratuit et se concentrent sur les revenus d’annonceurs (LaPresse+ en est un excellent exemple).

Le New Yorker a fait un test l’an dernier. Ils ont retiré leur « paywall » pendant 5 mois. L’objectif était d’attirer le plus de gens possible afin qu’ils découvrent leur contenu, et les inciter à s’abonner une fois le mur payant de retour.

« Bonne chance avec votre beau projet, » furent les commentaires de plusieurs.

Mais voici ce que le rédacteur en chef de NewYorker.com Nicholas Thompson avait à dire au sujet de l’exercice:

« Il n’y a pas eu une augmentation massive de lecteurs entre juillet et novembre. Il y a eu une augmentation, mais pas substantielle. Ce qui est vraiment particulier et que nous avons remis le mur payant, et c’est à ce moment qu’on a vu une augmentation massive. »

Une an plus tard, les chiffres sont encore en hausse.

Comment est-ce possible?

La qualité plutôt que la quantité.

Ils ont récemment réalisé que ce sont les articles sur lesquels ils mettent le plus d’effort, ceux dont ils sont le plus fiers qui génèrent le plus de trafic.

Les audiences sont saturées par l’offre en contenu de nos jours. Votre objectif n’est pas de publier si souvent que, peut-être, ils cliqueront sur une de vos publications. Votre objectif est de publier un contenu de si grande qualité qu’il sera remarqué et créera un connexion avec votre audience.

Nous sommes passés de l’âge du « Share of voice » (principalement utilisé en télévision) à l’âge du « Share of heart. »(je n’ai pas trouvé de traduction que j’aimais pour ces deux expressions…)

Ce n’est pas une question de qui criera le plus fort, c’est une question de qui réussira à vous conquérir.

Le New Yorker publie beaucoup moins d’articles que des propriétés comparables, mais leur modèle de revenus semble très bien fonctionner.

Si vos chiffres se basent beaucoup trop sur le nombre d’éléments de contenu que vous produisez et pas assez sur leur qualité, vos résultats en souffriront au final.

Gardez ceci en tête. Et prenez le temps de lire cet article de Poynter sur la façon dont le New Yorker gère la qualité plutôt que la quantité.

Contenu, communauté, commerce

De quoi une marque a-t-elle besoin pour créer son studio de production de contenu? Marriott le sait.

Vous souvenez-vous, en octobre dernier, je vous parlais du lancement du studio de contenu de Marriott? Comment ils voulaient devenir le Red Bull de l’industrie hôtelière?

Et bien les projets et annonces ont commencé à voir le jour, et pour l’instant ça semble très bien parti.

Contenu, communauté, commerce.

Ces trois C sont au coeur de leur stratégie de contenu. La stratégie d’affaires derrière tout le contenu qu’ils produisent (et prévoient produire). Comme David Beebee, qui chapeaute l’aventure, le dit:

«Ce n’est plus la marque qui est au-devant de tout. C’est d’abord pour donner aux consommateurs du contenu qui a de la valeur dans leur vie, et qui en retour nous donne de la valeur.»

Ils produisent du contenu pour Snapchat, Medium, YouTube, du contenu long, du contenu court, ils testent ce qui fonctionne le mieux et ce qui donne le meilleur retour sur cette valeur qu’ils offrent.

Pour ce faire, ils mettent l’accent sur la communauté créative existante, des producteurs de contenu de renom, le plus possible. Ils le font via des ententes, des partenariats.

Tessa Wegert a publié un très bon article qui donne certains détails sur les projets actuels, comment le studio est bâti et la stratégie qui chapeaute le tout. Encore une fois, un bon article pour démarrer la semaine.

En savoir plus sur le studio de Marriott (6 mins)

8 métriques sur la performance de votre contenu

Les meilleures pratiques en mesure de performance du contenu est un sujet qui doit être abordé sur une base régulière.

J’ai abordé ce sujet plus d’une fois ici et de la façon dont je le vois, c’est une chose qu’il faut présentement aborder régulièrement.

Pourquoi ?

Parce que nous n’y sommes pas encore. La façon de mesurer la performance, de la lier aux KPI d’affaires, il n’y a pas de façon claire d’inclure toutes les unités d’affaires de l’entreprise dans une seule et belle équipe-de-mesure-de-contenu.

Je voulais vous inviter à lire le plus récent article de Pawan Deshpande, publié du côté du Content Marketing Institute.

Deshpande a récemment passé beaucoup de temps sur la mesure de performance en marketing de contenu. Il a d’ailleurs publié un eBook complet sur le sujet (un lien se trouve dans l’article).

Dans l’article, il présente une vue d’ensemble de son « measurement framework », où il résume les 8 types de métriques de contenu :

  1. Métriques de consommation
  2. Métriques de rétention
  3. Métriques de partage
  4. Métriques d’engagement
  5. Métriques de « leads »
  6. Métriques de ventes
  7. Métriques de production
  8. Métriques de coûts

L’article explique comment on peut mesurer chaque métrique, comment elles sont reliées ensemble et comment débuter le travail de mesure de la performance du contenu à l’aide de son « framework. »

Je vous suggère fortement de d’abord lire l’article et, lorsque vous êtes prêt, de plonger dans le eBook.

Enlevez la marque du contenu de marque

Avec une marque trop présente dans le contenu, vous créez une pub. Et votre contenu perd ainsi en crédibilité.

Un problème qui, selon plusieurs, est plus facilement énoncé que réglé.

Le marketing, tel que nous le connaissons, se concentre souvent sur le fait de s’assurer que l’aspect « vente » fasse partie du message. Et pour certains publicitaires, cet aspect est parfois beaucoup trop évident.

En marketing de contenu, ceci peut souvent même avoir l’effet opposé. La marque donne l’impression de quêter.

Créer du contenu indépendant est clé. Mais comment faire? Comment une marque peut-elle créer du contenu qui est indépendant, mais qui réussit quand même à créer un spin positif pour la marque?

Dans l’article d’aujourd’hui, Carlijn Postma fait un parallèle avec la façon dont l’industrie des médias le fait:

L’industrie des médias produit un contenu que le public désire: ce contenu est lu, vu ou écouté. Un contenu qui n’est pas poussé au visage d’une cible mais, plutôt, qui se trouve où cette même cible a fait un choix conscient d’être présente.

Une fois de plus, cette façon de faire semble plus facile qu’elle ne l’est pour les marques.

C’est ici que prend forme le journalisme de marque. Il signifie prendre une approche différente dans la communication des valeurs et croyances clés de la marque. Sans vendre à outrance, sans mettre son logo ou le nom de sa marque sur chaque page ou ligne de dialogue.

Le contenu indépendant va au-delà des égos et met l’audience en pole position, répondant à des questions-clé comme « Qu’est-ce qui est pertinent, intéressant et divertissant pour mon audience? » et « Quel contenu pouvons-nous offrir qui peut les aider? »

Dans son article, Postma partage aussi des trucs pour créer du contenu indépendant encore meilleur, comment trouver ses journalistes de marque, comment voir son public cible différemment à la lumière de la création de contenu de marque efficace.