Mesure du succès du contenu : insécurité

« Au final, nous devons prouver que la campagne est un succès, plus que jamais aujourd’hui – et c’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de marketing de contenu. »

Nous croyons tous au pouvoir du contenu. Nous devons y croire. Croire en sa facilité à créer des liens avec son audience. En sa capacité à aller au-delà du « pitch » de 30 secondes pour vraiment s’engager auprès de son public.

Mais comment le démontrer? On mesure quoi?

Tant de questions… et tant d’insécurité.

Ces questions, William Quinn, le rédacteur en chef de Nielsen.com, se les pose tous les jours.

Dans un billet récemment publié sur LinkedIn, il nous confie comment il se sent face à cette réalité. Il sait que les compagnies investissent des sommes plus que raisonnables dans la création de contenu, mais il sait aussi qu’il est particulièrement difficile de créer des liens directs entre les contenus produits sur une période donnée et les revenus générés au cours de la même période.

« Est-ce que quand un article est vu 5 000 fois, ça signifie automatiquement qu’il a plus de succès qu’un article qui n’est vu que 200 fois? Peut-être. »

Mais une vue n’égale pas un dollar.

Dans un sens, il est clair que plus il y a de vues/partages/clics, mieux c’est. Ça devrait permettre de faire connaître la marque, de créer un capital de sympathie pour le produit. Mais peut-on vraiment y associer une valeur monétaire? Définir une formule permettant de calculer le ROI?

Pas pour le moment.

Nous sommes bien sûr en train de définir de nouvelles mesures de succès pour le contenu. Les pages vues sont délaissées au profit de la durée de la visite sur la page, de la durée de l’interaction avec le contenu. Il y a plusieurs articles publiés chaque mois à ce sujet et la recherche se porte de mieux en mieux.

Le contenu est une petite bête bien différente. Et nous adorons cela.

En lire plus sur la perspective de Quinn sur la mesure du succès du contenu.

Comment mieux mesurer vos efforts de marketing de contenu

Les métriques doivent être établies en amont et ce en fonction de vos objectifs en termes de production de contenu.

Lorsque vous mettez en place une stratégie de marketing de contenu, une étape importante du processus reste évidemment la planification des activités. Vous vous posez la question par rapport à quels seront les objectifs visés par le contenu:

  • Aider et éduquer;
  • Créer une communauté;
  • Démontrer votre expertise;
  • Aider les moteurs de recherche à vous aider;
  • Garder contact avec vos clients.

Ces objectifs vous guideront dans la production du contenu, certes, mais comment saurez-vous si les efforts sont efficaces? Avec les mesures que vous en tirerez.

Mais que peut-on mesurer? Et surtout, comment?

L’article que je vous recommande cette semaine, publié du côté du site The Drum, présente une série d’éléments pouvant être mesurés, groupés en trois grands thèmes:

  • La notoriété;
  • La considération;
  • La conversion.

Par exemple, si vous désirez mesurer la notoriété ou la présence de votre marque, vous pouvez mesurer l’accroissement des nouveaux visiteurs web, votre position dans les moteurs de recherche, etc. Du côté de ce qu’on appelle la considération, vous pouvez mesurer la durée des visites sur votre site, le nombre de pages vues, certaines métriques sociales, etc. Enfin, au niveau des conversions, on parle de variation des ventes générées en fonction d’une personne ayant été en contact avec votre contenu ou pas, de téléchargements, etc.

Ce ne sont pas des mesures très différentes de ce à quoi on est habitués, mais lorsqu’attachées à des objectifs précis liés à votre production de contenu, elles permettent de rapidement mesurer le taux de succès et de rapidement s’ajuster (car vous avez prévu être agile dans votre stratégie initiale n’est-ce pas?).

L’article de The Drum présente une infographie relativement complète sur les mesures de base. Évidemment, ces mesures ne sont rien si elles ne sont pas liées à des objectifs d’affaires précis (la raison de base pour laquelle vous vous lancez dans la production de contenu)!

Je vous laisse en prendre connaissance, prenez quelques minutes pour y jeter un coup d’oeil et voyez si ça vous inspire côté mesure-de-vos-efforts.

8002ec1f969b47638e51fa5d050b3884

(source : The Drum)

Comment faire payer le consommateur pour du contenu

Développer une plateforme payante demande un bon modèle d’affaires, pas une croisade morale.

Depuis un certain temps maintenant, le public s’est habitué à pouvoir accéder et consommer du contenu gratuitement sur internet. Dans la vraie vie, ils vont s’acheter un livre, un journal, un jeu vidéo, mais sur le web, quelque chose s’est passé il y a plusieurs années. Une erreur à laquelle les médias et fournisseurs de contenu tentent de remédier.

Mais comment faire en sorte que les gens commencent à payer pour du contenu auquel ils ont présentement accès gratuitement? Et comment briser une des règles de l’industrie des médias: les publicitaires paieront plus pour des consommateurs que des consommateurs paieront pour du contenu?

Dans l’article de cette semaine, je veux vous inviter à lire le texte de Greg Satell sur le sujet. Il fait une analyse de ce qui donne de la valeur à du contenu. Mais surtout qu’est-ce qui peut lui en donner assez pour que les gens paient pour y avoir accès.

Il fait ressortir 3 aspects qui peuvent créer de la valeur pour un contenu donné:

  • Développer une niche : si vous êtes pertinent pour un public relativement restreint, mais dévoué, spécialement si leur intérêt est professionnel, vous pouvez habituellement réussir à les faire payer pour l’accès au contenu.
  • Développer une offre réellement unique: HBO a développé un très bon modèle payant en distribuant du contenu que personne d’autre n’avait.
  • Combler un besoin immédiat: les gens paieront pour la facilité d’accès, spécialement si le temps est un enjeu.

Ce ne sont évidemment pas les 3 seuls aspects qui créent une valeur significative au contenu, mais ce sont de bons exemples pour démarrer la discussion.

Créer un modèle d’affaires profitable et monétiser le contenu n’est pas facile. Mais nous voyons des réussites ci et là, réussites sur lesquelles nous pouvons baser nos prochains efforts.

Prenez quelques minutes aujourd’hui pour lire l’article de Satell. Il montre qu’il y a de l’espoir et que nous, producteurs et distributeurs de contenu, allons pouvoir bientôt voir la lumière au bout du tunnel.

LIRE LA SUITE >

Du bon contenu de marque: 3 facteurs, 1 objectif

Lorsque vous créez du contenu de marque, soyez utile svp.

Lorsqu’on est en pitch chez Toast et comme la plupart sont, ces temps-ci, d’une forme ou d’une autre de contenu de marque (télévision, web, transmédia), je m’assure que dans chaque cas nous mettions à l’avant-plan la façon dont ce contenu sera utile aux consommateurs et à son audience.

La qualité de l’intégration de la marque et son alignement par rapport au contenu créé sont clé dans l’objectif de garder son utilisé au top.

Oh et permettez-moi de spécifier une chose: être utile peut signifier « être informatif, » mais ça peut aussi signifier « être du divertissement de qualité. »

Du contenu utile sera partagé. On en jasera et il créera un spin positif pour la marque qui y a été intégrée.

Mais gardez une chose en tête. Comme le dit Tom Fishburne dans l’article de cette semaine: « Les consommateurs peuvent sentir plusieurs formes de contenu de marque à des kilomètres à la ronde, et ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils n’apprennent à l’ignorer aussi facilement que d’autres formes de publicité. »

Et il y en a beaucoup, présentement, du mauvais contenu de marque. Fishburne mentionne d’ailleurs un autre article (qui vaut aussi la peine d’être lu, si vous en avez le temps) qui donne la raison: le mauvais contenu de marque manque de stratégie, de focus et de responsabilité (accountability).

Lorsque ces trois facteurs sont considérés dans la création dans un objectif de créer un contenu utile, alors là avez-vous du contenu de marque de qualité.

Prenez quelques minutes pour lire l’article de Fishburne (il aussi d’ailleurs l’illustrateur responsable de l’image au haut de ce courriel), mais je vous conseille aussi l’article de Joe Pulizzi qu’il mentionne et cite.

LIRE L’ARTICLE >

Monétisation… comment font-ils de l’argent? 47 exemples

Quels sont les modèles d’affaires du Kindle d’Amazon, Facebook, YouTube et 44 autres marques.

Le Lien Multimédia publiait une chronique sur le sujet la semaine dernière, la question est posée dans tous les [email protected] du milieu, tous se posent la même question : comment monétiser nos contenus?

Sans nécessairement donner de recette magique, le lien de cette semaine présente les bases du modèle d’affaires de 47 propriétés bien connues.

Dans un grand tableau, chacune est répertoriée en fonction de ses sources de revenus : publicité, vente de données, abonnements, freemium, affiliation, royautés.

Quelle est la recette de chacune? Est-elle connue comme étant rentable?

Découvrez ce qui se cache derrière Netflix, FarmVille, Android en cliquant ci-dessous.

VOIR LES 47 PROPRIÉTÉS WEB >