Contenu en direct: comment valider et vérifier?

Que pouvons-nous apprendre des grandes entreprises média lorsque nous faisons du direct?

Avec tout le buzz que nous vivons autour du direct, nous pourrions être portés à penser que c’est comme si c’était du nouveau, mais ce n’est pas le cas évidemment. Les grands médias en font depuis des décennies et en ont fait une discipline bien rodée.

C’est lors de grands événements et rendez-vous qu’on peut vraiment découvrir tout ce que le direct implique.

La semaine dernière avait lieu le premier débat à la présidentielle Américaine, et c’est toujours un rendez-vous de vérification et de validation de ce qu’on peut entendre de la bouche des candidats.

J’ai trouvé très intéressante la méthodologie de NPR pour la vérification et la validation des faits et citations des candidats. En direct (ou du moins avec quelques minutes de délai), ils étaient en mesure de publier un verbatim du débat, avec annotations et vérifications journalistiques.

Comment l’ont-ils fait? Vous pouvez découvrir l’envers du décor dans un article du Nieman Journalism Lab:

  • Accès au sous-titrage en direct;
  • Une cinquantaine de reporters, recherchistes, graphistes, rédacteurs, etc.;
  • Un fichier Google Docs.

Sans que les interventions vidéo ou de production de contenu en direct de votre marque aient besoin d’une couche aussi rigoureuse de vérification à tout moment, il peut être intéressant de voir comment un grand groupe média a su utiliser les outils à sa disposition (des outils auxquels vous avez aussi accès) pour générer du contenu en direct, le plus rapidement possible, mais surtout le plus véridique possible.

Vidéo marketing + plateformes sociales = ♥

Nous avons vu le futur. Et il contient beaucoup de courtes vidéos de marque distribuées sur les plateformes sociales.

Vous avez déjà vu les vidéos Tasty n’est-ce pas? Leur page Facebook, qui a présentement plus de 60M de fans, croît à un rythme incroyable. Pourquoi? Parce que le contenu qu’elle y publie est court, catchy, utile et chaque interaction qu’un individu a avec une de ses publications a le potentiel d’être vue par un réseau toujours plus grand de ses propres amis.

Chez Toast, nous produisons beaucoup de ce type de vidéos courtes pour de nombreuses marques et clients (L’Oréal, Bell Média et plusieurs autres) et nous pouvons constater à quel point ce format reste idéal pour obtenir un réel engagement sur les plateformes sociales. D’ailleurs, écrivez-moi si vous aimeriez en savoir plus sur les coûts et les opportunités pour votre marque en production vidéo.

En comparaison à YouTube, où pour obtenir une portée plus grande une vidéo doit vraiment être partagée par quelqu’un pour obtenir plus de visionnages, sur Facebook une simple interaction a le potentiel de rejoindre des centaines de personnes de plus.

Ceci est un exemple de la puissance que les gens en marketing constatent avec le contenu de marque vidéo sur les plateformes sociales. Et les outils à leur disposition sont de plus en plus puissants chaque mois.

Lorsque vous combinez le potentiel organique des plateformes sociales avec les possibilités de la portée payante, vous vous retrouvez avec une machine impressionnante et puissante.

Et c’est la raison pour laquelle on constate un changement important où les plateformes sociales sont vues comme étant préférables aux plateformes vidéo (YouTube, Vimeo, Vevo, etc.) pour la publication de contenu vidéo.

Selon une récente étude de Trusted Media Brands, 65% des répondants en marketing considèrent les plateformes sociales comme étant le média le plus important pour la distribution de campagnes vidéo.

Alors, gardez cette chaîne YouTube nourrie et en vie, mais assurez-vous de publier nativement sur les plateformes sociales. C’est là que l’action se trouve, et où votre potentiel de portée est le plus grand.

L’article que je vous recommande cette semaine est publié du côté de Clickz et fait un excellent résumé de l’étude de TMB intitulée « The Future of Digital Video », que vous pouvez d’ailleurs télécharger si vous suivez les liens dans l’article.

Marketing vidéo: 6 raisons scientifiques

Les raisons démontrant l’efficacité du marketing vidéo sont multiples, et scientifiques.

La clé en marketing de contenu, notamment en marketing vidéo, et en création d’audiences est la mémorabilité de ce que vous créez et publiez. Comme l’objectif premier n’est pas de vendre dans l’immédiat, il est essentiel que le message que vous désirez porter au consommateur soit construit de façon à ce qu’il soit mémorisé, dans le but que le consommateur pose une action dans le futur.

Plusieurs analyses et recherches voient présentement le jour au niveau de la mémorabilité du contenu. Comment peut-on optimiser la création et la publication de contenu de façon à ce qu’il ait le plus grand impact possible sur notre audience?

Carmen Simon, auteure du livre « Impossible to Ignore: Creating Memorable Content to Influence Decisions » (une lecture essentielle!), a développé un cadre de création permettant d’évaluer le nombre d’éléments qui favorisent la mémorabilité dans le contenu que vous produisez, et s’il est possible d’en ajouter encore plus.

Et la vidéo dans tout ça?

Les différents canaux à votre disposition pour la publication, le déploiement et l’amplification de votre contenu ont chacun leurs avantages et leurs désavantages. Dans le cadre de cet article, nous allons nous concentrer sur les avantages scientifiques de la vidéo.

Dans un récent article publié chez DemoDuck, 6 raisons scientifiques expliquant l’efficacité de la vidéo ont été présentées et vulgarisées:

  1. Le stockage dans la mémoire: les éléments visuels sont stockés dans la partie « long terme » de notre mémoire et ont donc plus de chance d’être mémorisés pour une plus longue période de temps.
  2. La vitesse de traitement: selon certaines études, le cerveau traiterait le contenu visuel 60000 fois plus rapidement que le texte. Il est donc possible de faire passer un message plus complexe sur une période plus courte grâce à la vidéo.
  3. La région du traitement: le contenu visuel est encodé dans le lobe temporal médian du cerveau. Fait intéressant, c’est la même région qui traite les émotions. Il est donc fréquent qu’une émotion soit attachée au souvenir d’une image ou d’une vidéo, rendant celle-ci encore plus mémorable.
  4. Une excellente connectivité: 40% des liaisons nerveuses vers le cerveau seraient connectées avec la rétine. Ceci assure un excellent canal de transmission pour le traitement d’images et de vidéo.
  5. L’apprentissage visuel: cette même connectivité exprimée au point précédent est un facteur important dans le fait que 90% de l’information qui est acheminée au cerveau est visuelle, faisant d’ailleurs en sorte que 65% de la population considère préférer les images au texte.
  6. La concentration: la vidéo a cette capacité, si elle est bien produite et est claire, de capter l’attention de la personne qui la regarde. Vous avez peut-être déjà remarqué qu’il peut être plus difficile de déranger une personne regardant une vidéo qu’une personne lisant un texte.

Ce sont 6 raisons très simples, très (trop?) vulgarisées, mais qui donnent une idée de l’étendue de la puissance du marketing vidéo.

Nous avons abordé ici les facteurs scientifiques, au sens large, de l’impact que peut avoir la vidéo, sans pour le moment considérer la façon dont votre offre, votre produit ou votre marque pourraient y être intégrés. Nous avons d’ailleurs récemment eu une discussion chez Toast avec Guillaume Fortin de Neurométric au sujet des facteurs de gain attentionnel, d’intérêt et de dérangement dans l’intégration d’annonceurs dans du contenu vidéo. Ceci fera sûrement l’objet d’un prochain article.

Facebook Live et la diffusion en direct, la nouvelle révolution

Une nouvelle dimension à la vidéo en ligne: le direct.

Une grande différence constamment soulevée entre la télévision (traditionnelle) et la vidéo en ligne a toujours été cette capacité que la télévision a de créer des rendez-vous, de rassembler de grandes audiences, à un moment précis autour d’un événement télévisuel. Et c’est toujours vrai, on le voit dans des contextes d’événements sportifs (l’Euro en ce moment!), culturels, aussi dans certains contextes d’émissions de variétés (La Voix, etc.).

La question a toujours été de savoir s’il serait possible de recréer ceci sur le web, le mobile et les différents appareils avec lesquels nous consommons du contenu en ligne aujourd’hui.

Dernièrement, la tendance qui s’en rapproche le plus est la diffusion en direct. Elle a toujours été possible, avec des plateformes comme uStream et autres similaires, mais cette nouvelle intégration profonde de la notion du direct et des plateformes sociales comme Facebook a permis de l’élever à un autre niveau.

Il est toujours possible de visionner une diffusion directe à posteriori, une fois celle-ci terminée, peu importe si nous étions disponibles ou pas pendant le moment où ça se déroulait, mais il y a quelque chose de fort au niveau affectif d’être là pendant que ça se passe (on se souvient que pour développer un contenu mémorable, il faut savamment combiner les composantes cognitives, perceptives et affectives).

Étiez-vous en ligne lorsque BuzzFeed a fait exploser un melon d’eau avec des élastiques? Ou vous êtes-vous déjà branché à la fort intéressante diffusion en direct de notre associé chez Toast, Serge Beauchemin, pendant et après les épisodes de Dans l’oeil du dragon à Radio-Canada?

Dans le premier cas, l’utilisation du direct vise à créer une audience autour d’un événement unique, divertissant et imprévisible. Dans le second cas, Serge se rend disponible pour commenter sur l’épisode à la télévision et parler d’entrepreneuriat, mais surtout répondre aux questions en échangeant directement avec la communauté, qui a ainsi l’opportunité de poser des questions en direct.

Chez Toast nous développons présentement avec différentes marques leur stratégie « en direct » et la façon dont elles peuvent utiliser la forme comme levier auprès de leurs audiences. Ceci peut se traduire par des diffusions sur Facebook ou YouTube, des « Stories » sur Snapchat ou autre, mais à la racine, l’expérience désirée par la marque est au coeur de la stratégie et de ce qui sera diffusé.

Un article de MarketingLand présente 3 études de cas de diffusion en direct: Tastemade, Dunkin Donut’s et The Young Turks news network. 3 utilisations très différentes de cette approche de production et diffusion de contenu.

Avez-vous pensé utiliser la diffusion en direct pour votre marque? N’hésitez pas à nous faire signe, nous serions curieux d’en savoir plus!

Il y a 10 ans, une étrange série était lancée sur YouTube

Une série qui a changé YouTube et l’Internet aura 10 ans cet été.

Vous souvenez-vous de Lonelygirl15? À l’été 2006, YouTube était une jeune plateforme et les vloggers la prenaient d’assaut, partageant leur quotidien à la vue de tous.

Une de ces vloggers était une utilisatrice nommée Lonelygirl15. Elle publia sa première vidéo le 16 juin 2006. Dès le départ, elle avait de bons résultats d’audience (ses vidéos obtenaient entre 50000 et 100000 visionnages). Mais deux semaines plus tard, un de ses vidéos frappa en plein dans le mille et elle eut près d’un demi-million de vues pour cette vidéo.

Mais c’est aussi à partir de ce moment que son audience commença à se demander qui elle était et si elle existait pour vrai. Quelques mois plus tard, en septembre, certains journalistes amateurs et professionnels la lièrent à l’agence d’artistes CAA.

Derrière la caméra, la série était écrite par une petite équipe de scénaristes et les personnages joués par des acteurs jusque là inconnus.

Même si au final le secret fut révélé au grand public après quelques mois, la série continua pendant près de 2 ans. Après les révélations, elle continua à attirer une audience engagée et attira aussi des annonceurs. Un contrat avec Neutrogena généra même assez de revenus pour tourner une saison complète de la série!

Est-ce qu’une équipe de scénaristes pourrait réussir ceci en 2016?

Malheureusement pas. Les gens ne mettent pas la même confiance dans les contenus qu’ils visionnent sur YouTube qu’ils l’ont fait il y a 10 ans. Il devient de plus en plus difficile de se cacher lorsqu’on publie du contenu.

De nos jours, l’authenticité est clé.

Ce n’est pas que Lonelygirl15 n’était pas authentique, c’était plus un jeu pour ses créateurs, voir combien de temps ils pourraient réussir à se cacher. Les audiences d’aujourd’hui s’attendent à un dialogue réel, authentique avec les marques et les créateurs. Gardez ceci en tête à tout moment.

Le Guardian a publié un long article qui récapitule le parcours de Lonelygirl15, comprenant des entrevues avec ses créateurs et acteurs, 10 ans plus tard. Une lecture définitivement pertinente qui permet de redécouvrir l’internet de 2006, à quel point il a changé, et ce qui a créé les plateformes et audiences que nous avons aujourd’hui.

Le Daily Mail publie 650 vidéos par jour…!

Une production de volume pour un média qui reconnait la grande valeur de la vidéo.

Peut-être avez-vous vu passer la nouvelle, mais Toast a récemment signé une entente avec Bell Média pour la production d’entre 200 et 300 contenus vidéo devant être livrés dans les prochains mois. L’objectif: augmenter l’inventaire vidéo chez le groupe média, lui permettant d’augmenter ses ventes.

Ce sera beaucoup de travail pour l’équipe qui sera assignée à ce projet, et la mise en place d’un workflow de production rigoureux sera au coeur notre réussite, tant dans la production que dans la qualité du contenu qui sera livré.

Bell Média est loin d’être le seul à vouloir développer et maintenir son audience avec un contenu vidéo riche et varié. Le Daily Mail, qui serait la destination anglophone la plus populaire présentement sur internet, publie 650 vidéos PAR JOUR!

On y retrouve beaucoup d’extraits tirés d’émissions télévisuelles (avec qui ils ont des ententes), les meilleurs moments de matchs sportifs, des vidéos de fails, mais aussi du reportage original, du contenu créé par ses 350 journalistes réparti à travers le monde.

Une offre qui leur permet d’aller chercher près de 400 millions de visionnements par mois. Gens des ventes, multipliez ceci par un CPM raisonnable et vous y découvrirez des revenus très intéressants…

Dans un récent article, publié du côté de AdWeek, on trouve plus de détails sur la présentation que le Daily Mail a faite à la conférence NewFronts qui se tenait à New York il y a quelques semaines. Vous y découvrirez d’ailleurs quelques autres chiffres intéressants.

Beyonce: un film de 60 minutes pour son nouvel album

Le lancement du nouvel album de Beyonce repose sur un film de 60 minutes.

Je ne vous apprends rien en vous disant que la vidéo est le sujet «hot» du moment. Les marques, les médias, les célébrités sportives et musicales considèrent tous comment intégrer une composante vidéo dans leur stratégie.

Un des récents gros succès en vidéo et en storytelling est le nouvel album de Beyonce, «Lemonade».

Bien sûr, elle a tapissé les réseaux sociaux pour titiller ses fans à propos de l’album (elle a notamment publié une bande-annonce de l’album sur Instagram en février), mais la grande révélation, fin-avril, fut un film de 60 minutes qui combine musique, danse et storytelling. Un album visuel.

Il a une histoire, un arc narratif, sur l’expérience et la réalité d’être une femme noire. Ce n’est pas un bout à bout de vidéoclips, c’est du vrai storytelling.

Est-ce que l’album est un film? Est-ce que le film est un album? Est-ce que le film est du marketing vidéo pour la musique? Est-ce que la musique vient supporter le film? C’est ici que les choses deviennent interreliées d’une façon ou d’une autre dans une propriété intellectuelle plus grande que chacune de ses plateformes.

Un article sur «Lemonade» que j’ai bien apprécié a été publié du côté de Vox. En gros, il donne la liste des plateformes sur lesquelles il est présentement possible de regarder le film (et où il n’est plus disponible, vous verrez pourquoi).

Si vous lisez cet article avec les yeux d’un marketeur vidéo, c’est là que ça devient vraiment intéressant, car vous pouvez voir comment l’équipe marketing de Beyonce tente d’inciter ses fans à passer d’une plateforme à une autre à travers des ententes d’exclusivités et autres stratagèmes de déploiement.

On parle ici d’un film d’une durée d’une heure, disponible presque exlucivement que sur des plateformes de streaming, ciblant une audience jeune qui, sans aucun doute, est beaucoup plus prête à regarder de la vidéo «long-form» sur ses appareils mobiles. Pensez-y.

De mon point de vue, Beyonce a compris la vidéo avec «Lemonade». 

beyonce-lemonade-video-trailer

Un documentaire de marque par Norton

Un documentaire de marque de 23 minutes, qui ne parle pas de la marque.

Vous entendrez ceci souvent chez Toast: Si vous produisez du contenu de marque, parlez de votre marque le moins possible. Et si vous le faites, faites-le dans le respect de votre audience.

C’est ce que Norton a fait dans un documentaire d’une vingtaine de minutes qu’ils ont récemment lancé, deuxième d’une série dont le premier était sorti en juin 2015. Dans les deux épisodes, il n’y a pas de mentions directes de la marque (au-delà des crédits de début et de fin, ainsi qu’une entrevue sur le sujet avec un expert interne chez Norton).

Mais le contenu tire directement dans le mille au niveau des valeurs et de la proposition de valeur de la marque: la sécurité en ligne. (Norton est une compagnie qui développe des logiciels antivirus et de sécurité.)

Dans la vidéo de 23 minutes mentionnée dans l’article que je vous partage, un réalisateur part à travers le monde, à la recherche de centres de données très sécurisés. En trame de fond, il se pose la question: « Où se cachent les cybercriminels? »

 

Le contenu, dans l’ensemble, est très intéressant et bien produit. Son objectif est de travailler au niveau de la marque et de son équité en produisant un contenu divertissant et pertinent sur la cybersécurité, sans directement vendre un produit Norton.

L’article que je vous partage aujourd’hui n’est pas un article sur le projet en soi, mais un article qui est en fait un exemple de couverture de presse que ce second épisode a reçu. Et c’est ici que le contenu prend souvent son sens, lorsqu’il récolte une certaine traction, qu’il est assez utile et pertinent pour son audience et qu’elle en parle et le partage.

Le documentaire est la raison pour laquelle ce journaliste a écrit un article sur les centres de données ultra-sécurisés. Bien sûr, me direz-vous, il doit bien y avoir un effort de RP derrière ceci, et je n’ai aucun problème avec cela. Si le sujet intéresse un journaliste et qu’il désire en faire un article, go.

À ce sujet, la plupart des médias d’importance ont dorénavant un gabarit et un design différent pour les articles ayant été directement commandités par un annonceur et cet article, publié chez Vice, n’en a pas. Ceci signifie que le contenu que Norton a produit est assez intéressant et pertinent pour que le journaliste écrive un article qui en parle.

Et c’est que les marques peuvent apprendre de ceci. Si vous produisez du bon contenu vidéo, les gens en parleront et il pourrait être repris par un ou plusieurs médias qui lui donneront une portée encore plus grande.

Je vous laisse donc consulter l’article pour en apprendre plus sur les centres de données, mais gardez votre casquette-de-contenu-de-marque bien ancrée et analysez comment ce documentaire de marque a ainsi vu sa portée augmentée.

Et si vous désirez en savoir plus sur la meilleure façon de produire du contenu comme celui-ci, simplement écrire à [email protected] et nous pourrons échanger sur le sujet. 

Ubisoft se tourne vers le marketing vidéo pour son plus récent titre

Pour la sortie prochaine d’un nouveau jeu, Ubisoft a commandé 4 films à des influenceurs en production vidéo.

La communauté des gamers est très difficile à satisfaire. Elle est extrêmement critique et pas seulement des jeux eux-mêmes, mais aussi de ce qui est créé et produit en marge des jeux (livres, bandes dessinées, vêtements, etc.).

Ceci signifie que chez les éditeurs de jeu, une grande attention est portée à la façon dont un nouveau titre sera commercialisé. Comment l’histoire sera racontée, comment l’arc narratif sera présenté aux fans les plus hardcore.

Ubisoft sait tout ceci et c’est pourquoi ils ont décidé de produire 4 films pour la sortie prochaine de « Tom Clancy’s The Division ».

Mais ils ne l’ont pas fait « seuls ». En tout, 4 films ont été produits (tous sous la barre des 10 minutes environ). Un fut produit à l’interne chez Ubisoft et distribué sur leur propre chaîne YouTube, mais les 3 autres ont été créés par des influenceurs/producteurs très influents sur YouTube: Corridor Digital, Rocket Jump et Devon Super Tramp. À elles seules, ces trois locomotives YouTube comptent près de 2.1 milliards de visionnements et plusieurs millions d’abonnés.

Les films racontent l’histoire de 3 « agents » et leur quotidien dans un New-York-Post-Apocalyptique-Post-Épidémie. Ces histoires sont toutes liées l’une à l’autre, mais chacune produite à la manière des différentes équipes de production.

Et c’est vraiment ici que cette initiative fait mouche. En faisant appel à ces créateurs, ils y trouvent une excellent capacité de production, mais aussi un énorme gain en portée, car les films sont publiés sur les chaînes respectives des producteurs. Pour regarder l’ensemble de la production de 30 minutes, vous naviguez d’une chaîne YouTube à une autre.

Et c’est pourquoi, après seulement 5 jours en ligne, le projet a déjà environ 2.1 millions de visionnements (au moment d’écrire ces lignes, et ça monte vite).

La production de contenu vidéo est très souvent vue comme très dispendieuse, mais quand vous êtes en mesure de combiner un storytelling fort avec une grande portée, vous vous retrouvez avec un combo gagnant. Et c’est notre angle d’attaque principal chez Toast, créer ce combo alliant une excellente valeur de production avec une excellente stratégie de distribution.

Je vous invite à en lire plus sur cette initiative de contenu de marque de Ubisoft dans un article de VideoInk qui va un peu plus loin dans l’explication de ce qui fait de ce projet une initiative unique en son genre.

Les YouTubers et la télévision en 2016

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La série factuelle la plus regardée au monde sera animée par un YouTuber.

Avez-vous déjà entendu parler de la série automobile « Top Gear » de la BBC? Lancée en 1977, elle a réellement pris son envol lors d’une refonte en 2002 et je tente personnellement d’en regarder le plus d’épisodes possible depuis quelques années. Elle est extrêmement populaire, mais a souffert d’un scandale dans les derniers mois qui a vu le départ des trois animateurs (qui s’apprêtent d’ailleurs à lancer un spin-off avec Amazon, chose dont je devrai vous parler bientôt).

Les animateurs qui remplaceront le trio ont été annoncés dans les derniers mois, mais un de ceux-ci nous intéresse particulièrement: Chris Harris.

Le connaissez-vous? Peut-être pas, mais ce n’est pas parce qu’il n’a pas fait son bout de chemin. Harris est un YouTuber d’expérience et un journaliste qui couvre l’industrie automobile depuis plusieurs années.

 

En le regardant, vous verrez qu’il ne représente pas l’image habituelle que l’on se fait du YouTuber. C’est un Gen X (ce n’est pas un millennial), dont l’audience est principalement composée de Gen X et Gen Y.

Et c’est ce qui a intéressé la BBC.

 

Dans les dernières années, nous avons pu remarquer une mutation importante dans la façon dont les médias traditionnels perçoivent la portée digitale et les célébrités du web.

Dans l’article d’aujourd’hui, Jan Bruce jette un coup d’oeil sur l’annonce de Top Gear, la nomination de Chris Harris et à quel point ceci est un exemple bien réel de la nouvelle forme que prend l’industrie des médias.

«Bienvenue en 2016, où votre communauté et les réseaux sociaux sont peut-être la clé qui aidera les formats traditionnels et les entreprises de divertissement à rester pertinents.»