Les bénéfices du contenu vidéo long

C’est faux. Notre capacité d’attention n’est pas en décroissance!

On vous a déjà servi l’exemple du taux d’attention d’un poisson rouge en vous parlant du fait que les gens ont un niveau de concentration très très bas depuis l’arrivée des téléphones intelligents?

Et bien c’est faux.

L’être humain n’a pas changé dans les 10 dernières années. Tout comme il a très peu fondamentalement changé au cours des derniers siècles.

Cependant, une chose a changé: l’offre.

L’offre de contenu, d’options que nous avons dans nos choix de consommation.

À chaque instant que vous passez sur Facebook ou tout autre réseau social (à titre d’exemple), vous pouvez vous arrêter sur une vidéo ou cliquer sur un texte, mais vous savez consciemment que si votre choix s’avère ennuyant, vous pouvez vous remettre à faire défiler votre écran dans l’instant afin de trouver autre chose.

Cependant, votre niveau d’attention n’a pas été affecté. C’est le fait que vous sachiez que vous avez d’autres options à votre disposition qui fait en sorte que vous êtes moins tolérant qu’avant face à un contenu qui n’est pas à la hauteur.

Si « avant » nous écoutions plus longtemps avant de décrocher, c’est qu’on ne pouvait pas vraiment être sûr qu’il y aurait d’autres, meilleures options à notre disposition. Ce n’est plus le cas.

Et pourquoi suis-je aussi sûr que notre capacité d’attention n’a pas été altérée dans les 10 dernières années?

Nous sommes capables de faire du « binge watching » et regarder la saison ENTIÈRE de House of Cards en un week-end.

Quand c’est bon, on reste.

Et c’est vraiment là que se trouve la recette de l’attention chez l’être humain: l’intérêt à rester.

Alors oui, vous pouvez produire des contenus plus longs si vous le désirez. Y mettre plus de « jus », plus de viande sur l’os. Aller au bout du sujet.

Si c’est bon, ils resteront.

Jenny Mudarri, collaboratice chez la plateforme Wistia, a publié un article qui fait l’apologie des contenus vidéos longs.

Elle y cite une statistique fort intéressante:

« […] une étude réalisée en 2017 par la plateforme de marketing vidéo Twenty Three a montré que 80% des vidéos étudiées avaient moins de 5 minutes, mais que ces courtes vidéos représentaient moins d’un tiers de l’engagement vidéo global. Les 8% de vidéos de 15 minutes ou plus ont attiré 50% de l’engagement. »

On a ici une étude démontrant que l’on peut aller chercher un grand nombre de visionnages sur des vidéos courtes, mais l’engagement profond se manifeste sans équivoque dans les vidéos plus longues.

Et produire plus long ne veut pas dire produire plus cher. Nos équipes de production chez Toast l’ont démontré bon nombre de fois à plusieurs clients.

Si vous vous concentrez sur des contenus courts, n’hésitez pas à considérer la production de contenus vidéo plus longs. L’engagement y est plus fort, et vos contenus plus « complets. »

Et si vous désirez explorer plus en détail la production de contenus longs pour votre marque, contactez-nous et nous pourrons échanger sur le sujet.

Votre contenu et votre marque sont-ils sur Reddit?

Reddit peut parfois faire peur aux marques par sa nature, mais c’est une plateforme qui peut permettre de belles percées.

Lorsqu’on fait un peu de recherche sur la plateforme Reddit et son fonctionnement, on trouve plusieurs articles sur le côté dark et moins joyeux de son contenu. Mais il y a aussi de superbes perles pouvant être utilisées par tout marketeur de contenu.

En effet, ses membres sont répartis dans différents subreddits (pensez à des groupes de discussions ayant un sujet défini) qui traitent d’à peu près tous les sujets possibles (joyeux… et moins joyeux), allant de thématiques grand public jusqu’à des trucs hyper nichés.

Un article publié par GartnerL2 mentionne l’intérêt que peuvent avoir les marques dans le domaine de la beauté pour la plateforme, notamment via le subreddit SkincareAddiction qui compte près d’un million de membres.

Les marques y sont nommées à profusion et les questions fusent sur une grande variété de sujets traitant des soins de la peau. Pour un marketeur de contenu, c’est un terreau fertile d’où y tirer les prochaines thématiques à traiter, les contenus à produire.

Bien que tous les participants à un subreddit ne voient pas les marques comme étant bienvenus dans des discussions entre consommateurs, il peut définitivement y avoir des opportunités de contribution, de collaboration et de réponses aux questions posées.

Vous vous questionnez sur les opportunités que Reddit puisse apporter à votre marque? Répondez à ce courriel et faites-nous part de vos enjeux actuels, nous avons développé plusieurs stratégies et tactiques dans un très grand nombre de contextes (industriel, services, commerce de détail, manufacturier, etc.) et pourrions vous accompagner dans votre programme de contenu.

35 prototypes de formats de contenu

Le laboratoire d’innovation de la BBC publie ses résultats et présente les prototypes ayant le meilleur impact sur les audiences.

Depuis un an maintenant, le BBC News Lab a testé bon nombre de prototypes de présentation et de structure de contenu (35 au total!) avec comme but de découvrir de nouvelles façons de raconter des histoires et de structurer l’information (parfois complexe) que le diffuseur public désire offrir.

Tristan Ferne, chef producteur R&D du projet à la BBC, a publié un article très détaillé sur les prototypes qui ont eu un impact positif (et ceux qui n’ont carrément pas été bien reçus).

Cet article est une mine d’or pour tout marketeur de contenu innovant ou designer de contenu désirant explorer de nouveaux modèles de présentation ou de structure pouvant s’adapter aux besoins du lecteur/auditeur/etc.

Je considère que plusieurs de ces prototypes pourraient être déployés par des annonceurs et des marques.

Il y a dans les projets que Ferne décrit plusieurs explorations très intéressantes sur la notion d’empathie du lecteur, où le contenu peut s’adapter en fonction des désirs de celui ou celle qui le consomme.

Deux des objectifs des derniers mois étaient notamment:

  1. Adapter les articles en fonction des besoins en information des lecteurs
  2. Segmenter les longues histoires en morceaux plus digestes

Dans l’article, vous trouverez beaucoup de détails sur leurs découvertes ainsi que sur les prototypes n’ayant pas fonctionné.

Un article à conserver, et à ressortir lors de vos brainstorms sur la façon dont votre marque peut innover dans sa façon de publier et déployer ses contenus.

Avec 14 218 mots, le quotidien New York Times nous sert un exemple parfait d’adaptation de contenu

Le média américain a adapté son article de 14 218 mots en de nombreuses versions, afin de toucher le plus grand nombre de gens possible.

Le 2 octobre, le quotidien New York Times a publié une enquête majeure sur les revenus du président américain Donald Trump et la façon dont il s’est rendu aussi riche, notamment en faisant appel à certaines pratiques d’évasion fiscale.

Un dossier de 14 218 mots. Vous avez bien lu, presque 15 000 mots! Et tout marketeur de contenu peut tirer de bonnes leçons d’une telle approche de distribution et d’amplification de ce coup de canon.

«C’est un des plus longs reportages parmi ceux publiés dans les pages d’information du Times, un des plus longs reportages d’enquête que nous ayons publiés tout simplement», a déclaré Paul Fishleder, qui a coordonné la rédaction et qui est le responsable du service des enquêtes politiques au Times.

En soit, la publication d’un article aussi long est pertinente. Le sujet le demande, mais c’est aussi un type de contenu fortement partagé.

Mais là où ça devient particulièrement intéressant est dans la façon dont le journal a choisi de déployer cette histoire.

Lancée d’abord le mardi après-midi, à un moment où elle aurait le plus de chance d’être vue et reçue sans être noyée dans le cycle médiatique, elle a aussi été publiée, sur huit pages, dans l’édition de papier du mercredi matin.

Mais comme l’ensemble de la population n’est pas prêt à mettre près de 1h15 pour lire l’enquête complète, le quotidien a décidé d’en sortir plusieurs versions au même moment.

Son équipe a donc fait le pari de publier, en même temps que la version complète, une version d’environ 2500 mots:

Elle a aussi créé une version interactive intégrant de la vidéo:

Et finalement, il semblerait que l’alerte courriel avait elle aussi sa propre version (très longue d’ailleurs):

En gros, New York Times a maximisé le rayonnement et la portée potentielle d’un contenu dans lequel il a investi énormément, en le déclinant en de multiples versions adaptées en fonction du contexte de lecture, mais aussi du persona de ses lecteurs.

Cette approche de maximiser les budgets en contenu grâce à l’adaptation est recommandée.

C’est une technique-clé grandement bénéfique dans l’optimisation des budgets en marketing de contenu, car elle permet d’aller en profondeur dans un sujet, sachant qu’il sera tenu compte lors de la distribution et l’amplification, de son potentiel auprès de différents publics et dans des contextes variés.

Alors, lequel de vos prochains projets de contenu tirera profit de ce type d’approche?

Comment les infolettres du Wall Street Journal se sont renouvelées

Le Wall Street Journal, un « vieux » média qui maîtrise très bien la puissance de l’infolettre.

L’adresse courriel d’une personne reste un actif de grande valeur pour tout marketeur de contenu.

Encore en 2018, il est essentiel de maintenir des objectifs de croissance au niveau de sa base d’adresses courriel et d’avoir des initiatives qui la mettent en valeur.

Votre liste d’envoi est un actif qui vous appartient.

Contrairement aux abonnées que vous avez sur les différents réseaux sociaux, votre liste vous appartient et vous en avez le contrôle complet, à la seule condition que vous respectiez les lois en place et que vous en fassiez une copie régulièrement sur vos propres serveurs (de grâce, assurez-vous que Mailchimp ne soit pas le seul endroit où votre liste existe).

Mais une fois que vous avez une liste, que faire avec toutes ces personnes ayant accepté de recevoir des courriels de votre part?

Comment segmenter ces milliers d’adresses, leur envoyer le bon contenu, au bon moment?

Le Wall Street Journal avait, jusqu’à récemment, environ 50 infolettres différentes, avec des looks tout aussi différents. De récentes nominations dans leur équipe dédiée aux infolettres a fait en sorte qu’un grand ménage a eu lieu et de nombreuses tactiques ont été mises en place.

Notamment:

  • L’utilisation de contenus en temps réel directement dans les infolettres.
  • La création d’une chronique qui crée un réel dialogue entre le WSJ et ses abonnés.
  • La mise en place de rappels (« nudges ») dédiés spécifiquement à certaines séries d’articles.

Cet article de Christine Schmidt du Nieman Journalism Lab offre beaucoup de détails sur les différentes initiatives mises en place et permet d’avoir un portrait global très intéressant provenant d’une grande organisation média et sa façon de gérer ses milliers d’abonnés courriel.

Marketing en temps réel: le guide ultime

Votre marque doit aller au-delà de son rayonnement organique, grâce au marketing en temps réel, lui permettant de suivre et engager son audience.

De plus en plus de professionnels parlent de la fin du rayonnement organique sur les réseaux sociaux.

On a vu Facebook prédire la mort du rayonnement organique en annonçant à plusieurs grandes marques qu’elles feraient mieux de s’y préparer. On a assisté à plusieurs discussions animées ici au Canada et aux États-Unis sur la manière dont cet évènement pourrait impacter le métier de gestionnaire de communauté et les entreprises dédiées aux réseaux sociaux. Facebook a par la suite publié un article dans lequel l’entreprise explique être occupée à tester différentes façons de gérer le rayonnement organique pour les marques dans certains pays, tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’une annonce formelle selon laquelle cette stratégie serait déployée globalement dans un futur proche.

Mais pour être franc, je pense que ces tests finiront par aboutir et qu’à un certain moment, plus aucune marque ne sera en mesure d’accéder à votre fil d’actualité Facebook, Instagram ou Twitter sans payer pour y arriver.

Et vous devriez vous y préparer.

Une marque qui fait deux publications par jour, sept jours sur sept ? Cette période est bientôt révolue.

C’est ici qu’intervient le marketing en temps réel.

Qu’est-ce que le marketing en temps réel ?

Le marketing en temps réel est le concept selon lequel votre marque doit être à l’écoute en permanence et mettre en place des processus qui réagissent aux opportunités de contenu en instantané, ou presque.

Cela ne veut pas dire qu’il vous faut avoir quelqu’un « en permanence » pour gérer les commentaires sur Facebook ou répondre à un éventuel tweet qui vous pose une question.

Nous parlons plutôt d’un suivi actif des réseaux sociaux et du web pour y déceler des opportunités permettant à votre marque d’interagir avec les individus ou de participer à une conversation ou tendance globale.

Les 3 piliers du marketing en temps réel

L’approche de Toast, développée notamment par Sandy Suissa (directrice service-conseil) par rapport au marketing en temps réel repose sur trois grands piliers

  1. Tendances locales et globales
  2. Besoins et demandes
  3. Opportunités instantanées

Chacune des trois sections suivantes décrit un de ces piliers.

1. Tendances locales et globales

Que vous soyez une marque CPG ou un détaillant, il est crucial que vous puissiez suivre les tendances locales et globales pour savoir où et quand votre marque peut intervenir pour faire entendre sa voix.

Y a-t-il une nouvelle série de vidéos virales produites par la population à laquelle votre marque pourrait elle aussi participer? Souvenez-vous par exemple de cette période où le Ice Bucket Challenge faisait des ravages sur tous les réseaux. Il s’agissait d’une tendance véritablement mondiale, à laquelle ont participé de très nombreux individus, mais aussi des marques. Était-ce toujours une bonne idée pour ces dernières? Non.

Lorsqu’une marque voit émerger une nouvelle tendance, elle devrait se poser la question de l’intérêt d’y participer ou non – il ne s’agit après tout que de modes qui disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues. Parfois, si elles sont correctement abordées, de grandes tendances peuvent susciter un immense pouvoir d’attraction pour une marque. Cependant, il y a toujours une possibilité que cela crée l’effet inverse et que la marque apparaisse alors comme opportuniste.

On peut en dire autant au niveau local. Si vous êtes un détaillant avec des points de vente dans différentes communautés, il est intéressant de pouvoir suivre ce qui se passe dans ces endroits à très petite échelle. Votre marque pourrait apporter une importante contribution au niveau hyperlocal.

Par exemple, en 2014, une publication sur Reddit a généré un très grand nombre de réponses et une importante attention médiatique. Un jeune homme avait acheté des billets d’avion pour faire le tour du monde avec sa petite amie, mais le couple s’était séparé avant le grand voyage. Le jeune homme s’est alors retrouvé avec des billets en son nom et au nom d’« Elizabeth Gallagher ». Il a alors décidé de chercher une autre « Elizabeth Gallagher » sur Internet qui pourrait voyager avec lui à la place de son ex. Et ça a marché. De nombreuses Elizabeth Gallagher ont répondu et il en a choisi une d’entre elles. Tout ça est très divertissant, mais comment une marque peut-elle s’attacher à cette histoire? La chaine hôtelière Marriott, ayant aperçu cette publication, a décidé d’offrir aux deux voyageurs des nuitées dans plusieurs de ses hôtels un peu partout dans le monde. Cet exemple est devenu célèbre pour illustrer le suivi de tendances par les marques et la manière dont elles peuvent l’utiliser (de manière appropriée et pertinente).

2. Besoins et demandes

Votre marque suit-elle les questions et expressions de besoins ou d’intention provenant des personnes susceptibles de faire partie de votre marché?

Imaginons que vous êtes une chaine de pizzerias: suivez-vous les discussions se déroulant physiquement autour de vos restaurants afin d’interagir avec des personnes mentionnant être à la recherche d’un repas? À plus grande échelle, il peut être extrêmement intéressant d’attirer de nouveaux clients potentiels de cette façon.

Étendez maintenant cette idée à votre propre verticale, à votre marque (à moins que vous soyez une chaîne de pizzerias). Y a-t-il des mots-clés, phrases-clés ou autres éléments spécifiques que vous pourriez suivre pour rester à l’écoute afin de déterminer, avec un certain niveau de certitude, si telle ou telle personne est sur le marché pour les produits ou services que vous offrez?

Être à l’écoute des besoins et demandes peut être une excellente manière de donner à votre marque une image plus humaine, plus accessible et plus proche de sa clientèle actuelle et future.

C’est ainsi que le groupe hôtelier Marriott a mis en place un système qui suit toutes les publications publiques effectuées sur les réseaux sociaux par des personnes se trouvant dans ou à proximité de ses hôtels. Cela signifie que si quelqu’un se trouve sur la terrasse en train de profiter de la piscine et partage une photo publique sur Instagram, le gérant de l’hôtel en sera averti et pourra lui envoyer une bouteille de champagne pour rendre l’expérience du client encore plus mémorable. Et les gérants le font. Voilà une bonne façon d’atteindre des records de satisfaction client.

On peut également en faire autant avec les personnes qui se plaignent ou qui expriment un problème qu’elles ont avec votre service ou votre produit.

Votre marque est-elle en mesure d’appliquer ce genre de stratégie?

3. Opportunités instantanées

Vous souvenez-vous de la coupure de courant pendant le Super Bowl en 2013? Le Superdome avait été plongé dans le noir pendant le match opposant les 49ers de San Francisco aux Ravens de Baltimore. Oreo a bondi sur l’occasion en tweetant ceci pendant l’interruption du match:

 

Pensez-y. En à peine 30 minutes, les responsables marketing ont été en mesure d’appliquer l’ensemble du processus de création/approbation et de publier ce qui constitue aujourd’hui un des plus grands tweets de l’histoire (du moins dans l’industrie de la publicité et du marketing!).

Votre marque peut-elle en faire de même?

Votre marque est-elle en contact avec ce qui se passe MAINTENANT pour pouvoir réagir à chaque fois que c’est pertinent?

Votre marque suit-elle les évènements à grande échelle tels que le Super Bowl, les Oscars et autres grands évènements pertinents à votre clientèle, et ce à travers le monde ?

Les marques qui le font sont (très) peu nombreuses.

Car s’il est relativement facile de s’y préparer, il est plus difficile de le mettre en pratique. Cela requiert en effet une grande flexibilité et de la confiance de la part de marques, car en cas d’opportunité, tout est une question de minutes.

Comment mettre en pratique le marketing en temps réel ?

Centres de commandement

Mettre en place un marketing en temps réel ne veut pas dire que vos gestionnaires de communauté doivent passer leur vie avec les yeux sur leur téléphone 24h/24 et envoyer une alerte à chaque fois que quelque chose se passe.

Cela requiert un bien plus important degré d’organisation.

S’il existe différentes manières de mettre en place un programme de marketing en temps réel, la plupart impliquent un lieu physique ou un ensemble de stations de travail spécialement consacrés à cette activité, dans vos bureaux, où l’ensemble de l’écoute et de la veille seront effectuées.

Une fois le tout en place, cela pourrait ressembler à quelque chose comme ceci. Ce que vous voyez ci-dessous est un des nombreux centres M Live de Marriott disséminés à travers le monde.

On y trouve de nombreux outils intégrés afin de rendre le processus de suivi et de réaction aussi simple que possible.

Des outils tels que Hyp3r (suivi des publications sur les réseaux sociaux en fonction de localisations physiques), Sysomos (suivi des conversations publiques, recherche d’intention, de mots et phrases-clés) et Tickr (interaction entre les différents outils et analyse de grandes quantités de données pour en tirer des insights pertinents) sont quelques exemples d’outils que votre marque pourrait utiliser pour mettre en place sa propre version du centre de commandement de marketing en temps réel.

Vous pouvez aussi mettre ces solutions en place à une bien plus petite échelle avec des outils tels que Feedly (suivi des médias et sites web), Hootsuite (veille des réseaux sociaux au moyen de mots-clés, émotions et intentions), Google Alerts (veille de l’index Google via des mots et phrases-clés, etc. en temps réel et tout en recevant des notifications) et Klipfolio (assemblage de tableaux de bord pour intégrer vos outils de mesure et d’analyse).

Les agences de contenu telles que Toast collaborent aussi avec les marques en leur proposant des services dans ce domaine: nous pouvons par exemple ajouter vos marques à notre propre centre de commandement se trouvant dans nos bureaux, ce qui constitue une solution simple et à moindre cout pour répondre à vos besoins de marketing en temps réel.

Processus

C’est bien de rester à l’écoute afin de pouvoir détecter toutes les opportunités qui se présentent, mais pouvez-vous y réagir?

Votre marque est-elle prête à mettre en place les processus qui lui permettront de réagir en quelques minutes à une tendance globale ou aux besoins exprimés par un client sur le plan local?

Il faut concevoir, tester et mettre en œuvre de nouveaux processus et approches de travail. Ce n’est pas quelque chose de facile. Mais sans cela, votre centre de commandement ne survivra pas plus d’un an, car vos collaborateurs ne feront qu’accumuler frustration et rancœur et rien de bien fort n’en sortira.

C’est pourquoi si vous prévoyez de mettre en place le marketing en temps réel, vous devez tout faire pour que vos agences, vos équipes marketing et votre service clientèle soient de ce programme, de ses processus et des divers flux de travail qu’il requiert.

Vous voulez en savoir plus? Vous voulez discuter avec nous de la mise sur pied d’un centre de commandement pour votre marque?

Est-ce qu’après avoir lu tout ceci, vous pensez que cela pourrait vous intéresser ou être pertinent pour votre marque ?

N’hésitez pas à nous contacter pour approfondir ce sujet et explorer avec nous les différentes manières de mise sur pied d’un centre de commandement pour votre marque.

La méthode “Tasty” et sa domination du monde

Les vidéos de Tasty ont été visionnées environ 1,1 milliard de fois au mois de juin 2017.

Si vous aviez à décrire comment produire la vidéo d’une recette destinée à Facebook, comment le feriez-vous? Il y a de bonnes chances que votre description implique une prise de vue de haut, des plans accélérés et un peu de texte.

C’est la méthode Tasty.

Lancée en juillet 2015, la page Facebook de Tasty compte maintenant 87 millions de fans (je n’arrive pas à me défaire de ce vocabulaire pour parler de la taille d’une page Facebook…).

La méthode Tasty est née d’un changement d’algorithme de la part de Facebook qui faisait en sorte que, suite à des tests et recherches de l’équipe de Buzzfeed, les vidéos de 40 secondes étaient celles qui avaient le plus de potentiel viral.

L’équipe interne, nommée « FB40 », a ainsi établi que des vidéos de recettes, accélérées, étaient d’excellentes candidates pour percer le nouveau défi algorithmique lancé par Facebook.

Ainsi est née la page Tasty, sous marque de Buzzfeed.

De nos jours, toutes les marques en alimentation se sont inspirées (lire: ont copié) le modèle à un moment ou un autre (nous en sommes coupables chez Toast!). Et ça fonctionne.

Farhad Manjoo, du New York Times, a récemment visité les installations de la marque, où une demi-douzaine de stations culinaires sont alignées dans un grand studio où les vidéos sont tournées. Des producteurs sont en charge de la conception, réalisation et livraison des capsules dans leur ensemble, clé en main.

L’obsession légendaire de Buzzfeed (et donc Tasty) sur la performance fait en sorte que lorsqu’un producteur découvre qu’une approche particulière de montage génère un nombre substantiel de visionnements, cette approche est appliquée et ré-appliquée ad nauseam jusqu’à épuisement de l’audience ou jusqu’à ce qu’une nouvelle « twist » soit découverte.

Par exemple, récemment, une productrice a fait l’essai de mettre le « money shot », le produit final, en début de capsule plutôt qu’à la fin et ils ont réalisé que ça contribuait grandement au succès des recettes où le produit est « beau. »

Et c’est donc maintenant une pratique que la plupart des producteurs de Tasty appliquent.

L’article du New York Times est rempli d’information très intéressante sur le fait que la marque semble dominer le monde du Facebook culinaire. Une lecture qui saura vous allumer sur la façon dont cette marque a su tirer le plus grand profit possible de ses vidéos.

Et pourquoi pas ne pas vous inspirer de leur culture orientée performance pour votre propre marque? Si vous avez le sentiment que la performance vidéo n’est pas au coeur des budgets que vous y accordez, faites-moi signe et nous pourrons en discuter avec nos experts chez Toast.

La longueur idéale d’un article est de 2100 mots

Dans notre quotidien comme marketeurs de contenu, nous nous posons souvent des questions sur la durée, la longueur idéale de ce que l’on produit.

Combien de caractères devrait avoir ma publication Facebook?

Quelle est la longueur idéale pour un billet de blogue ou un article?

40 caractères et 2100 mots respectivement.

Hubspot a récemment mis à jour son guide des longueurs idéales (« The Character Count Guide for Blog Posts, Videos, Tweets & More ») afin d’aider la communauté à bien orienter sa création en fonction des meilleures pratiques sur bon nombre de plateformes.

Le tout est basé sur différentes études et leur propre analyse de l’utilisation des plateformes et de l’engagement, ou même de l’affichage à l’écran, qui en résulte.

Je ne reprendrai pas ici l’ensemble des résultats, mais vous trouverez dans ce guide des données intéressantes pour vos billets de blogue, Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, Snapchat et YouTube.

Comment permettre à votre audience de DÉTRUIRE votre contenu

Et si, pour pouvoir partager votre contenu, votre audience devait le modifier?

(Je plonge profond dans la réflexion sur le contenu aujourd’hui… restez avec moi…)

Et bien c’est exactement ce que Tea Uglow désirait lorsqu’il a écrit A Universe Explodes.

Accompagné d’un éditeur et d’une agence numérique, Uglow, un employé de Google, a développé un livre numérique très particulier dans la façon dont il peut être partagé et « prêté. »

Seulement un nombre défini de personnes peuvent avoir accès à la copie originale. S’ils désirent partager le livre de 20 pages, ils doivent d’abord retirer deux mots puis en ajouter un sur chaque page. Ceci fait en sorte que la personne à qui vous l’envoyez recevra une copie unique et personnalisée.

Et si cette personne désire maintenant le partager à son tour, elle devra faire le même processus sur sa copie. Vous pouvez donc vous imaginer qu’après un certain temps, le livre deviendra illisible.

Un peu comme ces copies VHS que l’on faisait à la chaîne quand on voulait partager des clips de MusiquePlus avec nos amis dans le temps! 🙂

Le concept derrière toute cette mécanique est une réflexion sur la notion de propriété. Qui possède le contenu que l’on produit et partage? Ou du moins quelle en est la perception? Lorsque vous distribuez du contenu en ligne, il est essentiellement disponible pour tous, et si vous pouviez contrôler sa propagation? Et si le contenu évoluait, ou se dégradait, au fil du temps?

« Faire une marque sur le livre et ensuite le passer à quelqu’un est une façon de suivre la trace de ceux qui l’ont eu en leur possession à tout moment. »

Maintenant, il y a plusieurs façons de réfléchir sur ce projet d’un point de vue d’une marque ou d’une agence de contenu. Il peut être vu comme une idée intéressante de laquelle on peut s’inspirer, mais il peut aussi être une opportunité à vous plonger dans un processus de réflexion sur la façon dont les membres de votre audience réagissent et perçoivent un contenu qui leur est partagé ou distribué.

Je vais vous laisser penser à tout ceci… après avoir lu l‘article de Wired sur le sujet bien évidemment! 🙂

Vidéo horizontale ou carrée (ou verticale?)

Vous hésitez sur le format de vidéo que vous devriez produire, Buffer a peut-être une réponse pour vous.

Chaque semaine, nous recevons une nouvelle annonce nous disant que nous devrions essayer telle ou telle nouvelle technique avec notre contenu. Et dans les 24 derniers mois, on peut dire que la plupart de ces annonces ont été à propos de contenu vidéo.

Les limites de durées ont été augmentées, de nouveaux formats ont été introduits, des éléments interactifs ont été ajoutés, et ces annonces proviennent de tous les réseaux sociaux.

Buffer a récemment complété une étude détaillée sur la façon dont les formats vidéo peuvent avoir un impact direct sur le coût publicitaire et l’engagement.

L’étude est très complète et l’article qu’ils ont publié sur le sujet donne tous les détails sur ce qu’ils ont découvert, accompagné de statistiques et graphiques, mais ils ont su résumer le tout en trois éléments clés:

  1. La consommation de contenu mobile augmente de façon exponentielle;
  2. La vidéo carrée fait mieux que la vidéo horizontale tant en termes de visionnements que d’engagement;
  3. Il en coute beaucoup moins cher, sur mobile, de faire de la publicité à votre audience avec de la vidéo carrée.

Leur étude s’est concentrée sur la vidéo carrée vs horizontale et n’a pas couvert la vidéo verticale (que nous avons d’ailleurs commencé à faire pour des annonceurs, chez Toast, avec de très bons résultats!), mais vous pourrez sûrement en tirer certaines conclusions sur la façon d’approcher la production de vidéos verticales.

Malgré ceci, c’est un excellent article qui offre plusieurs statistiques-clés que vous pouvez utiliser en créant votre stratégie de marketing vidéo…

…en termes d’engagement:

« Square video outperformed landscape video on each social media network in terms of video views, engagement (likes, comments, and shares), and completion rate (%). »

…et en termes de coûts:

« Our experiments revealed the fact that it costs 7.5% less to get someone to engage with square video on Facebook and a whopping 33% less to get someone to engage with square video on Instagram. »

Je vais vous laisser parcourir et/ou lire cet excellent (et long) article de Buffer. C’est définitivement une ressource à garder dans vos signets.