Où en est le marketing de contenu en 2018?

« La création d’une relation, sans égard pour le produit, est clé » – Joe Pulizzi.

Je vous ai souvent parlé du Content Marketing Institute dans les dernières années et de Joe Pulizzi, son fondateur. Joe est sans aucun doute l’un des plus grands évangélistes du marketing de contenu, ayant commencé à utiliser le terme en 2001, au moment où on parlait encore que de publication sur mesure.

L’an dernier, Pulizzi a vendu l’organisation et s’est retiré pour profiter d’une année sabbatique.

Récemment de retour dans les médias, il a accordé une entrevue à Tony Silber de Forbes où il a donné son opinion sur là où en est le marketing de contenu en 2018 et quelles sont les marques à surveiller, les tendances à observer.

L’ensemble de l’article est aligné avec ce que nous constatons chez Toast, tant au niveau de la pratique que de la perception du contenu par les marques.

La pression sur les marketeurs pour des résultats tangibles est très forte. La plupart des initiatives de marketing de contenu se font à court terme, sous forme de campagnes de quelques semaines, ou quelques mois au mieux, pas en termes d’années comme on devrait le faire.

Que font les marques qui ont du succès en contenu? Les marques comme Arrow Electronics, Kraft et General Mills mettent l’accent sur la création d’une audience d’abonnés qui voit de la valeur dans ce que la marque leur envoie.

« C’est le véritable pouvoir du marketing de contenu: en fidélisant les auditoires par le biais du contenu, puis en monétisant ces auditoires de multiples façons « , mentionne Pulizzi. « Les entreprises les plus innovantes au monde et à la croissance la plus forte se concentrent sur la fidélisation de leurs audiences de cette manière (Amazon, Facebook, YouTube, Disney). »

Je vous recommande fortement la lecture de l’article de Forbes. Suivant votre lecture, écrivez-moi au [email protected] ou sur Twitter en me disant ce que vous en aurez pensé.

Le guide ultime des studios de création: du pourquoi au ROI

Tout le monde sait que le marketing d’interruption n’est plus aussi efficace qu’avant.

Les consommateurs contrôlent maintenant quand, où et comment ils interagissent avec les marques.

Les marques doivent cesser d’interrompre ce qui intéresse les consommateurs et devenir ce qui les intéresse.

Si les consommateurs ne souhaitent pas être interrompus par une publicité traditionnelle lorsqu’ils se divertissent, alors la publicité doit devenir le divertissement.

Les consommateurs veulent qu’on leur raconte de belles histoires. Nous pensons qu’il leur importe peu de savoir qui les raconte du moment qu’elles les divertissent, les informent et génèrent chez eux une émotion. C’est ce qui caractérise les bonnes histoires, non ? Elles vous font ressentir quelque chose.

Les marques qui séduisent les consommateurs en créant des contenus racontant des histoires finiront par obtenir la récompense ultime : la fidélité à la marque.

L’industrie semble aller dans notre sens : on voit fleurir un peu partout des studios de production de contenus. Les studios de production de contenus sont la nouvelle poule aux œufs d’or, mais peu de personnes savent pourquoi, comment les mettre en place, ce qu’ils doivent produire, qui embaucher et surtout comment mesurer le retour sur investissement.

David Beebe, producteur exécutif chez Toast, a passé sa carrière à créer des histoires pour les entreprises de médias, les sociétés de production, les éditeurs et les marques (il a fondé et dirigé des studios de production de contenus mondiaux qui ont développé, produit et distribué avec succès des contenus qui ont gagné les cœurs, les esprits et les portefeuilles des consommateurs) et a, dans de nombreux cas, fait passer le marketing d’un centre de coûts à un centre de revenus, tout en gardant la propriété intellectuelle.

Lors de notre prochain webinaire, David vous présentera les différentes formes de studio de création de contenus et vous expliquera tout ce que vous devez savoir sur eux. Il donnera son point de vue basé sur son expérience du monde réel. À la suite de cela vous saurez parfaitement lequel vous convient le mieux.

Voici les sept principaux types de studios de création de contenus. Il existe de nombreux points de vue sur la meilleure marche à suivre (en particulier pour les marques) et beaucoup sont égocentrés car ils se fondent sur des objectifs personnels. Nous aborderons tous les aspects des différents modèles, bons comme mauvais, lors de notre webinaire.

1. Studios de création de contenus internes

Red Bull fut la première, mais de nombreuses marques ont suivi en se dotant d’un studio de création de contenus interne, de Pepsi à Sprint en passant par Unilever et Marriott (ce dernier fondée par David Beebe). Les studios de création de contenus internes sont généralement chargés de développer, produire et distribuer des contenus de marque de tous types. Parfois, cela implique un développement créatif en interne, avec une production externe, mais des dizaines d’autres scénarios sont possibles. L’important est que la marque ait investi dans une équipe interne pour diriger la création de contenus racontant une histoire. Les modèles financiers varient. Nous nous y intéresserons également.

2. Studios de création de contenus des sociétés de production

Ils sont beaucoup trop nombreux pour être énumérés. Il s’agit de sociétés de production indépendantes qui se concentrent sur le développement créatif et stratégique du contenu de marque. Le modèle typique consiste à développer des idées et créer des concepts pour des marques cli. La marque paie la société de production pour qu’elle produise du contenu. Nous aborderons les différents scénarios.

3. Agences de publicité et cabinets de conseil

On parle ici aussi bien des agences média comme MEC que des agences de publicité comme GREY et des agences de consultation comme Accenture et des agences de marketing numérique. Et oui, tout le monde veut s’y mettre. Elles offrent toutes une variété de services allant de la création aux services stratégiques en passant par les services de production.

4. Maisons de presse

On peut évoquer le New York Times et ses studios T Brand, mais aussi Vice et Condé Nast. La quasi-totalité des maisons de presse possèdent un studio de création de contenus. Le contenu créé est la plupart du temps de la publicité native, et elles utilisent des publications et des plateformes intégrées pour attirer les consommateurs. Il s’agit parfois de contenu vraiment original.

5. Entreprises de médias : chaînes de télé, radios, chaînes câblées

Les chaînes de télévision ont tendance à développer un contenu dérivé de leurs émissions. David Beebe a fondé et dirigé le studio de création de contenus de Disney / ABC Television Group, qui a développé des webisodes pour des séries comme Gray’s Anatomy, LOST, Desperate Housewives ou Ugly Betty et a ensuite vendu des intégrations aux annonceurs. Cela existe encore. Les chaînes câblées comme CNN développent des contenus originaux pour les marques et utilisent leurs chaînes de télé et leurs chaînes internet pour les distribuer.

6. Réseaux sociaux

Les réseaux sociaux comme Facebook, Snapchat et Instagram ont monté des équipes de création de contenus internes pour développer des contenus originaux de tous types pour les marques.

7. Influenceurs et réseaux de chaînes

Viennent ensuite les réseaux de chaînes comme Brandworks de Fullscreen, Studio 71 et bien entendu les influenceurs eux-mêmes qui possèdent tous, à leurs échelles respectives, leurs studios de création de contenus.

Il existe encore quelques autres modèles.

La bonne nouvelle est que la technologie a permis à chacun de créer du contenu et d’établir un lien direct avec le consommateur, ses fans ou ses amis. La mauvaise nouvelle est que tout un chacun est devenu créateur de contenu. Il existe de nombreux contenus excellents, mais l’inverse est également vrai : soutenus par des stratégies qui ont été développées par des pseudo-experts en contenu de marque venus récolter les œufs d’or de la poule et ne sachant pas développer des contenus attrayants et engageants, les contenus médiocres foisonnent également. 

Dans un monde ou chacun est créateur de contenu, le contenu n’est plus roi, le consommateur l’a détrôné.

Marketing de contenu 10×1: le guide complet

Nous voulons tous produire de plus en plus de contenu. C’est un fait.

Dans cet article, nous expliquons comment, avec une approche simple appelée le 10×1, vous pouvez optimiser vos ressources de contenu prémium d’une meilleure façon.

Les marketeurs veulent produire plus de contenu

Produire plus de contenu est souvent au cœur des défis du marketing auxquels les marketeurs font face. Selon une recherche récente du Content Marketing Institute, 70% des marketeurs B2B et 73% des marketeurs B2C prévoient la production de plus de contenu dans l’année à venir.

Mais même si nous savons cela, cela ne signifie pas qu’il y aura beaucoup plus d’argent disponible dans ces budgets de marketing de contenu.

Alors, comment pouvez-vous tirer parti de votre budget existant pour produire plus de contenu?

C’est là que nous présentons habituellement l’approche 10×1 à nos clients.

Qu’est-ce que le marketing de contenu 10×1

Cette approche signifie que pour chaque élément de contenu que vous produisez, vous devriez être en mesure de créer 10 éléments supplémentaires directement à partir du premier, presque basé sur le même budget.

Lorsque vous investissez de l’argent dans un bon élément de contenu, vous devriez toujours penser comment il pourrait être exploité au fil du temps sur toutes vos plateformes.

Mettre à profit les plateformes avec le 10×1

Disons que vous produisez une ressource vidéo, investissant un montant décent d’argent pour la production et obtenant un livrable de haute qualité. Vous prévoyez évidemment mettre cette vidéo nativement sur Facebook, et aussi de la publier sur votre chaîne YouTube.

Mais comment les gens seront-ils mis au courant s’ils vous suivent sur Instagram? Et sur votre propre site, avez-vous prévu de simplement l’intégrer sur une page vide (ou pire, la mettre dans votre section « vidéos » …!) ?

Lors de la planification de la journée de production, vous devriez, d’emblée, penser à chaque point d’interaction de votre marque avec son public et de déterminer comment votre production peut «vivre» sur ces plateformes.

Devriez-vous filmer un extrait rapide de 15 secondes pour Instagram pendant que l’équipe est sur le plateau? (il ne vous coûterait presque rien)

Auriez-vous un journaliste sur le plateau pour rédiger un article, ou allez-vous préparer une transcription de votre vidéo afin qu’il puisse aussi vivre comme un article de blogue de 2000 mots? Ou peut-être choisirez-vous même un autre réalisateur vidéo, sachant que cette autre personne peut également écrire un grand essai sur le sujet?

L’optimisation des plateformes nécessite une planification.

Il ne peut pas se produire une fois que vous avez fini d’éditer votre vidéo en vous demandant comment vous allez le promouvoir.

Chez Toast, nous avons souvent briefé les équipes vidéo sur le contenu collatéral qu’elles devraient produire pendant le tournage. Il peut être des images, du matériel derrière les scènes, une interview audio rapide, filmer quelque chose avec leurs téléphones, etc.

Et tout cela peut venir à bon marché, mais seulement si c’est prévu.

En bref, prévoyez de créer 10 éléments de contenu de cette production unique que vous préparez.

À partir d’un article de blogue ou une production vidéo, il y a une multitude de formats que vous pouvez créer. Voici une liste que nous utilisons parfois juste comme un rappel rapide de tout ce que nous pourrions considérer (et ce n’est pas tout bien sûr):

  • Listicles
  • Memes
  • Boucles, boomerangs
  • Gifs
  • Vidéos courtes
  • Photoreportage
  • Événements
  • Articles
  • Quiz
  • Vidéos ou photos 360 degrés
  • Citations
  • Infographie
  • Graphiques et statistiques
  • Prise de contrôle sociale
  • Fast-Facts Q&R/interviews
  • Guides pratiques
  • Curation de contenu sur le même sujet
  • Instagram Stories/Snapchat
  • Contenu généré par l’utilisateur
  • Facebook/YouTube/Twitter en direct

 

Mettre à profit le temps avec le 10×1

Comme vous le savez, le marketing de contenu est un marathon, pas un sprint.

Et vous devriez également optimiser vos ressources de contenu au fil de temps.

Certains contenus sont sensibles au temps, mais autant que possible, vous devriez toujours trouver un moyen de les faire vivre plus longtemps, d’être impérissable même.

Et prévoyez de les promouvoir pour une plus longue période.

«Trop souvent, les marketeurs s’attendent à des résultats rapides en marketing de contenu, mais cela ne fonctionne tout simplement pas de cette façon. Dans une métaphore empruntée à Chris Moritz, directeur associé du customer experience strategy chez MRM//McCann, le marketing de contenu est un peu comme votre plan de 401(k), personne ne devrait s’attendre à de grands résultats dans votre 401(k) au début. Plutôt, ils devraient s’attendre à l’augmentation des rendements au fil du temps en raison de la croissance composée. Bien sûr, si vous voulez voir de plus grands rendements plus rapidement, vous pouvez investir plus au début. Dans le marketing de contenu, un rendement signifie payer pour promouvoir votre meilleur contenu afin de développer un auditoire.» (source: CMI)

Très souvent, vous écrivez un article de blogue et commencer à le partager, le promouvoir, l’envoyer à vos abonnés et les suiveurs. Et puis vous écrivez un nouvel article de blogue, et le premier cesse d’être promu, il disparaît presque de votre radar (et de celui de votre auditoire!).

Si vous investissez de l’argent dans la production de contenu, il devrait être promu durant une période assez longue.

Comment les 10 éléments de contenu que vous allez créer à partir de cette production initiale vivront-ils dans le temps? Pouvez-vous planifier plusieurs ressources qui vous permettront de promouvoir ce même article de blogue, par exemple, mais sans toujours utiliser le même élément?

En créant des ressources de contenu utiles qui vivront dans le temps, vous favorisez votre réussite à long terme, c’est l’une des clés du succès du marketing de contenu.

L’importance de rendre les 10 pièces de contenu utiles

Créer plus de contenu pour mener votre auditoire de là où ils sont à votre vidéo ou blogue n’est pas le 10×1 . C’est la promotion du contenu, c’est une forme de publicité.

Et 10×1 n’est pas la même chose.

L’idée derrière 10×1 est que chaque contenu supplémentaire que vous créez à partir de votre production doit être en mesure de vivre par lui-même. Il a besoin d’apporter de la valeur à votre public, à n’importe quel moment, à n’importe lieu. Il doit prendre en compte le contexte et trouver un moyen d’être utile à vos disciples, vos fans, vos ambassadeurs.

Et vous savez comment cela marche. S’ils le trouvent utile, il y a de meilleures chances qu’ils le partagent et le répandent.

Et c’est là que 10×1 fait sa magie.

D’une production, d’un document de recherche, vous êtes en mesure d’apporter de la valeur à plus de gens, pour une plus longue période de temps.

Et pourquoi pas 100×1 ?

Si vous prévoyez de créer 10 éléments de contenu à partir d’une seule production, pourquoi pas 100?

Bien que 100 pourrait être un peu trop, une entrepreneur fait cela à sa manière.

Chalene Johnson produit la plupart de son contenu directement sur ses émissions en direct sur Facebook.

Elle exploite les Q&R de son public en direct, mais aussi se nourrit de ces questions pour créer des contenus supplémentaires comme messages Instagram. Son équipe va aussi créer une version audio et la publier comme un podcast, la transcrire pour être publiée en tant qu’article de blogue, et elle diffuse sur Twitter des citations de la vidéo initiale (parfois des centaines!).

Quel impact l’approche 10×1 a-t-elle sur votre budget de marketing de contenu

En planifiant à l’avance et en ayant le 10×1 comme habitude, votre budget ne sera pas énormément affecté, mais votre calendrier éditorial le sera.

Cela signifie plus de contenu à votre disposition tout au long du mois.

Cela signifie aussi moins de répétition dans ce que vous publiez lors de la promotion d’un actif spécifique et important.

Mais ce que cela fait, c’est qu’il vous permet de garder les budgets disponibles pour les éléments les plus importants. Tandis que dans le passé, vous pouviez organiser votre budget au cours de l’année afin de vous assurer que vous auriez tout le temps un contenu frais, vous finirez par faire des dépenses sur de multiples productions de niveau moyen tout au long de l’année. Et si vous pouviez faire une grande production chaque mois, ou tous les deux mois, et grâce à l’approche 10×1 , cette production vous garantit un contenu qui vous servira entre chaque publication.

C’est ainsi que le 10×1 vous aide réellement à mieux gérer votre budget de marketing et vous donne une marge de manœuvre pour produire un meilleur contenu pour lequel vous pourriez ne pas avoir eu le budget

En résumé

  • Plus de 70% des marketeurs prévoient de produire plus de contenu au cours de la prochaine année.
  • L’approche 10×1 exige que vous planifiiez à l’avance, en vous assurant que vous serez en mesure de créer 10 éléments supplémentaires de contenu chaque fois que vous planifiez d’investir un montant décent sur une production.
  • Cette approche vous permet de produire plus d’éléments de contenu prémium, grâce à toutes les ressources collatérales que vous serez en mesure d’utiliser. 10×1 permet d’employer votre budget de travail d’une manière différente, ce qui vous garantit de meilleurs éléments prémium.

Le futur de la création de contenu

Il se publie plus de contenu sur YouTube chaque mois que ce que les 3 grands réseaux américains ont produit dans les dernières décennies.

Dans un monde dominé par Facebook, Snapchat et YouTube, les industries de la création et de la production de contenu ne pouvaient qu’être complètement renversées et réinventées.

Les deux dernières années nous l’ont montré chez Toast, l’impact de cette nouvelle réalité a eu un impact majeur autant sur la production que nous faisons avec les marques, les annonceurs, mais aussi avec ce que nous produisons pour la télévision dite « traditionnelle. »

Peter Wilmot, CTO et cofondateur de Traction Labs fait aussi un constat similaire dans son article publié chez VideoInk.

Il y fait l’énoncé de 5 grandes tendances liées directement à cette nouvelle réalité:

  1. Le mariage entre les fournisseurs de contenu et les fournisseurs de services: Surtout aux États-Unis, mais aussi ailleurs dans le monde, on voit des grands réseaux média (TV, etc.) être acquis ou fusionner avec des entreprises de télécommunication.
  2. L’enjeu de l’échelle et de la monétisation: Facebook possède les clés de l’audience, mais a très peu contribué à la monétisation des contenus. C’est sur le point de changer.
  3. La durée des contenus sera complètement changée: Nous le savons, nous sommes passés de contenus de 30-60 minutes à la télévision à des contenus de 30-60 secondes sur le web. Cependant, on discerne présentement une tendance vers des contenus de 5-8 minutes pouvant très bien performer, avec une place éventuelle pour des contenus d’environ 20 minutes.
  4. Les diffuseurs font de grands paris pour rejoindre les milléniaux: Nous voyons de grands diffuseurs (tels que NBCUniversal) faire de grands investissements dans des plateformes natives telles que Buzzfeed, Vox, Snap, etc.
  5. La vidéo 360: La façon de consommer de la vidéo a très peu changé en 60 ans. Cependant, la vidéo 360 permet un apport d’innovation dans le médium, ce qui permettra à de nouveaux formats de storytelling de voir le jour.

Je vous invite à lire l’article complet de Wilmot, où il plonge plus en détail dans ces 5 grands courants qu’il énonce.

La créativité selon… Émilie Ricard-Harvey

Au cours des prochaines semaines, Toast vous présente la vision de la créativité des collaborateurs et employés de l’agence.

Quelle est ta définition de la créativité? Comment la créativité fait partie de ton travail?

Pour moi la créativité, c’est capturer et préserver la spontanéité.

Des idées, il y en a partout, tout le temps, nous en avons tous continuellement. Avec le temps, j’ai défini la créativité, particulièrement celle d’un artiste, comme étant la capacité de retirer une idée de notre flot de pensées et de se dire; cette idée, je la garde et je la cultive.

J’ai été élevée dans une famille très intellectuelle où la valorisation ultime venait de la rigueur et du travail. Ça m’est très utile aujourd’hui mais au point de vue créatif j’ai aussi dû apprendre à accepter que les idées, bien qu’elles émergent de rien, puissent valoir tout, sans qu’elles demandent de travailler très fort pour les obtenir. Je reviens ici à la notion de spontanéité. Il faut savoir la préserver.

Dans mon travail, c’est également important que me souvienne de l’émotion positive que j’ai vécu en pensant à l’idée que je veux réaliser parce que ça peut devenir lourd de devoir la justifier continuellement avec plusieurs collaborateurs. On est pas toujours en meilleur terme avec notre idée. Il y a des jours où c’est la meilleure idée du monde puis d’autres, où c’est de la merde. Revenir aux sources m’aide à persévérer, même quand c’est une moins bonne journée.

 

Ton truc à donner pour une aspirante globe-trotter qui fait de la réalisation?

Quand tu voyages en réalisant, c’est à la fois un bénéfice parce que tout est synonyme de découverte, mais c’est aussi un élément d’insécurité comme on est en terrain inconnu. Il faut donc se faire confiance, suivre notre instinct et surtout, être conscient dès le départ qu’on va travailler fort. Quand je pars en tournage à l’étranger, j’ai toujours la même impression à mon retour, celle d’être parti beaucoup plus longtemps. 4 jours, c’est un mois…2 mois, c’est un an. C’est ça les tournages à l’étranger; la découverte, les stress de logistique parce que même si on est super préparé, il y a toujours des éléments de surprises, mais surtout les moments singuliers qui n’auraient jamais pu avoir lieu dans un voyage traditionnel. Tous ces éléments font en sorte que ces expériences sont irremplaçables, qu’elles soient au final positives ou non.

Un conseil que je donnerais c’est de vraiment connaître les gens avec qui on part, surtout en équipe réduite, parce que comme tout voyage finalement, on vit avec les qualités et les défauts de nos partenaires et il faut savoir les assumer et faire en sorte qu’ils ne briment pas notre créativité. Ça peut devenir vite personnel alors qu’à la maison, on aurait pu avoir plus de recul. Il faut savoir communiquer avec son équipe autant pour le côté travail que le côté plus personnel. Le but est de garder un équilibre.

 

Comment est-ce que ta passion pour le voyage se traduit dans ton travail? Est-ce que ça comporte des défis?

J’ai la chance de voyager beaucoup comme réalisatrice et directrice photo et ce qui me fascine c’est de voir à quel point le fait d’être en tournage – la plupart du temps documentaire – me donne un accès très privilégié à l’endroit où je me trouve et aux gens que je rencontre. On leur offre une plateforme pour s’exprimer et ils s’ouvrent à nous d’une façon dont on n’aurait pas eu accès autour d’un café.

Tout le monde désire raconter son histoire. Par contre, la caméra, ça fait peur. En fait, ce qui fait peur, c’est l’idée de savoir que ce que l’on va dire sera préservé et diffusé à des étrangers. Si on fait bien notre travail, on fait en sorte que ces personnes se sentent suffisamment en sécurité pour s’exprimer. Il s’en suit un moment merveilleusement magique où la personne oublie la caméra et se confie. Ce sont ces moments que je recherche. Je suis profondément comblée lorsque ces moments se produisent. Les défis sont multiples à l’étranger; ça va de la barrière de la langue au fait que l’on est souvent en équipe réduite et que l’on a à porter plusieurs chapeaux, mais au final, le positif l’emporte toujours sur le négatif.

 

Quel est le caractère/trait de personnalité qu’il faut absolument avoir pour réussir dans ton métier?

Ouf, ça en prend plus qu’un à mon avis, mais je dirais une grande curiosité et aussi être travaillant.

 

Qu’est-ce qu’un bon contenu/bonne histoire? Où sont les opportunités de bonnes histoires?

À mon avis, il y a des histoires à raconter partout, il s’agit de trouver l’angle d’approche qui est intéressant. Comme je disais plus tôt, tout le monde a une histoire à raconter, le secret du bon contenu est dans les détails, dans la personnalisation. Ces petits détails qui font la différence. C’est le point de vue personnel qui donne la palette de couleurs d’une œuvre. Si on est 10 à vivre un même événement, on va tous le raconter de façon différente et c’est ce que j’aime de l’approche documentaire.

Je récolte des histoires pour ensuite les présenter selon ce que je ressens et que je trouve de plus intéressant, tout en gardant en tête qu’au final, j’ai une histoire à raconter. J’essaie toujours de mettre en valeur ces petits détails qui font la différence. Ce qui est étonnant (ou pas tant que ça finalement) c’est que c’est souvent dans ces petits détails que l’on se retrouve le plus comme spectateur. Plus souvent qu’autrement, il faut se battre pour ces détails auprès des diffuseurs, producteurs, collaborateurs, bref tous ceux qui ont un mot à dire sur le contenu, parce que ces détails nous affectent tous différemment. C’est là qu’il faut savoir garder le cap sans pour autant ignorer les conseils de l’entourage.

Selon moi un bon réalisateur reçoit les commentaires et suggestions, défend sa vision et se garde le droit de dire non. Le « problème » avec la créativité c’est qu’elle est intimement liée avec ce qui nous définit, alors quand quelqu’un critique et commente nos choix, on a tendance à ressentir que cette critique est personnelle alors que ce ne l’est pas. Il faut se développer une confiance pour être capable de recevoir tout ça avec équilibre.

 

Quel est le contenu que tu apprécies le plus consommer pendant votre temps libre?

Je consomme beaucoup de cinéma et de télévision, mais en télévision, je consomme du documentaire ou de la fiction. Je ne suis pas friande de variété. J’aime les extrêmes qui s’assument, une réalité brute ou un imaginaire débordant. En général, plus tu m’éloignes de la réalité, plus je trippe. Je suis très geek dans mes choix, j’a-do-re la science-fiction et les histoires fantastiques. J’adore le contenu qui a une vision de réalisation très présente, autant en cinéma qu’en télévision. Je vais toujours respecter un réalisateur qui s’assume, même si au final ce n’est pas nécessairement à mon goût. Et de plus en plus j’apprécie ceux qui arrivent à captiver mon attention de façon intelligente sur le web avec des histoires racontées en peu de temps. Une de mes pages favorites en ce moment est « great big stories ». C’est génial, plein de sujets, plein d’angles d’approches, le seul lien entre chacune d’elle est qu’elles sont dignes d’intérêts. Je pourrais raconter ce genre de contenu toute ma vie, surtout si ça me fait voyager.

 

Vision de l’avenir en contenu…

Les médiums vont se diversifier, mais le fond va reste le même. Au final ce qu’on consomme c’est de l’émotion. On veut ressentir, on veut sortir de notre tête et voyager dans un univers qui n’est pas le nôtre. On va consommer sur plusieurs plateformes différentes. Réalité virtuelle, réalité augmentée, etc. mais on va continuer à consommer des histoires.

 

Un truc pour ne pas faire du contenu plate? C’est quoi l’ingrédient de base?

Les détails.

C’est une drôle de question parce que nécessairement on ne peut pas plaire à tous quand on créé et si on essaie de la faire ça va finir par être très beige comme contenu. Je pense qu’à la base, il faut être satisfait de ce que l’on a fait. Si ça nous fait tripper, on est nécessairement sur la bonne voie. Et quand c’est diffusé, ben ça ne nous appartient plus. Et quand on a une passion, nécessairement on devrait être capable de la transmettre.

 

Comment faire du contenu original, jamais vu?

En apportant ton point de vue personnel en tant que créateur. On est unique, autant l’utiliser à notre avantage.

 

Comment trouve-t-on un bon personnage?

Il n’y a pas de bons et mauvais personnages, il y a seulement une bonne façon de les présenter.

 

Pourquoi le contenu de marque?

Ce n’est pas une question pour moi. Le contenu, je vais le créer peu importe son origine, en autant que j’y trouve un intérêt comme créatrice. Dernièrement j’ai fait une pub pour la Banque Nationale avec Toast, autant à la réalisation et qu’en direction photo. Je l’ai fait parce que je savais que j’aurais la chance de rencontrer une athlète paralympique et de pouvoir découvrir et transmettre son univers, univers qui est des milles à la ronde du mien. Je ne l’ai pas fait pour plaire au client, je l’ai fait à cause de l’opportunité de rencontre, d’échange (et de visuel assez agréable à tourner on ne se le cachera pas on a pu faire des supers plans sous l’eau!).

 

Quel réseau social préfères-tu et pourquoi?

Instagram définitivement. C’est naturel pour moi. Je suis très visuelle. Mon feed est visuellement cacophonique. Je ne recherche pas l’esthétisme visuel à tout prix. Dans chacune de mes photos, c’est un moment ou une histoire que je cherche à préserver.

La créativité selon… François De Grandpré

Au cours des prochaines semaines, Toast vous présente la vision de la créativité des collaborateurs et employés de l’agence.

Quel est ton emploi?

Ouf… Auteur? Scripteur? Créateur? C’est difficile de donner une réponse claire parce que chacun des termes comporte une part d’interprétation qui diffère d’une personne à l’autre… De façon un peu crue, je dirais que je suis quelqu’un qui écrit pour les autres en échange d’argent. Des fois j’écris des choses pour moi, mais je dois le faire à mes frais.

 

Quelle est ta définition de la créativité et comment fait-elle partie de ton travail?

La créativité c’est la capacité de créer du contenu à partir du néant ou de mettre de l’ordre dans le chaos. La créativité fait partie intégrante de mon travail parce que c’est exactement pourquoi les gens ont besoin de moi: créer des choses et donner forme à leurs idées ou leur concept.

 

Ton truc à donner pour un aspirant créatif/script?

Écrire. Écrire à tous les jours, n’importe quoi. La créativité et l’écriture viennent avec l’habitude et l’expérience. C’est comme un muscle qu’on doit développer et entraîner. Souvent le «commun des mortels» est un peu dépassé par l’idée de devoir «créer à tous les jours» mais c’est tout simplement une question d’habitude. C’est comme apprendre n’importe quel métier. Ça prend de la pratique. Comme le dit le proverbe «C’est en écrivant qu’on devient écriveron».

 

Comment approches-tu un nouveau projet qu’on te soumet?

Lorsqu’on m’approche, mon premier réflexe est de bien comprendre le mandat. Oui, il faut être original et sortir de la boîte, mais on ne doit jamais perdre de vue les demandes du client car, au final, c’est lui qui nous engage. Après j’essaie de voir comment je peux surprendre ou amener du nouveau, de la couleur unique au projet.

 

Où se place l’humour dans ton travail et comment peut-il être utile en contenu plus corporatif?

L’humour occupe une partie majoritaire de mon travail parce que c’est le milieu dans lequel j’évolue principalement. Que ce soit en aidant des humoristes de scène ou en créant des séries humoristiques. L’humour, surtout au Québec, a quelque chose de rassembleur et d’universel. L’humour en corporatif est utile pour connecter avec ton public et te positionner comme un compagnie qui ne se prend pas trop au sérieux. L’humour doit cependant être bien fait. Ça ne doit ni être trop beige, ni porter ombrage au message au profit du rire.

 

Quel est le caractère/trait de personnalité qu’il faut absolument avoir pour réussir dans ton métier?

Être travaillant. Il n’y a pas de secret, tout le reste c’est des raccourcis.

 

Qu’est-ce qu’une bonne histoire?

Une bonne histoire, c’est quelque chose dont on se rappelle et qu’on peut recommuniquer à quelqu’un d’autre. Tout peut devenir une bonne histoire, il faut savoir comment la structurer.

 

Quel est le contenu que tu apprécies le plus consommer pendant ton temps libre?

Les shows d’humour, beaucoup de youtube (séries de cuisines, let’s play, vloggers) et les bonnes séries à haut budget comme Game of Thrones ou Westworld qui constituent, selon moi, le nouveau type de cinéma.

 

Vision de l’avenir en contenu….

Il y aura du contenu tant qu’il y aura du monde pour le regarder et ce contenu évoluera au gré des plateformes qui les hébergeront.

 

Un truc pour ne pas faire du contenu plate? C’est quoi l’ingrédient de base?

Ne pas répéter ce qui a déjà été fait, ne pas avoir peur d’oser.

 

Comment faire du contenu original, jamais vu?

Écrire à partir de ce qu’on est, plutôt qu’à partir de ce qu’on aime.

 

Anecdote de ton travail avec Toast?

Le truc que j’ai le plus aimé développer avec Toast et qui m’a fait le plus rire n’a jamais vu le jour. C’est les risques de notre métier. Il y a tellement d’intervenants dans une production que tout peut s’écrouler alors que ce n’est même plus dans nos mains.

 

Comment trouve-t-on un bon personnage?

Le coeur du personnage c’est sa quête. Un personnage se résume en 3 questions. Qu’est-ce qu’il veut? Pourquoi ne peut-il pas l’avoir? Pourquoi est-ce que je m’en cr*sserais pas?

 

Pourquoi le contenu de marque?

Parce que le modèle de publicité traditionnel est mort. Les gens ont développé une résistance massive aux messages publicitaires qui tentent de leur vendre un produit. Le contenu de marque permet d’offrir un contenu que le consommateur choisi de consommer plutôt que de se le faire imposer. Il s’expose alors volontairement au branding de la compagnie tout en vivant une expérience agréable.

 

Quel réseau social préféres-tu?

Mon « social network game » est pas super top. J’utilise principalement Facebook, mais j’aime fouiner sur Instagram et Snapchat sans jamais rien y mettre parce que je trouve ça trop long à entretenir.

La créativité selon… Guillaume Girard

Au cours des prochaines semaines, Toast vous présente la vision de la créativité des collaborateurs et des employés de l’agence.

 

Quel est ton emploi?

Je suis concepteur, réalisateur et scénariste. J’ai aussi joué et animé…

 

Comment vois-tu ton évolution professionnelle dans l’industrie? Comment ton expérience variée est un atout?

Je ne saurais pas comment évaluer mon évolution professionnelle, mais je sais que mon expérience est vaste. J’ai travaillé beaucoup en comédie et en spectacle vivant. Aussi, je suis quelqu’un qui aime créer le contenu. Beaucoup de réalisateurs sont bons avec la technique. Pour ma part, je pense que je suis pas pire avec la conception du contenu et avec l’humain. Et que je suis très créatif.

 

Préfères-tu être devant ou derrière la caméra et pourquoi?

J’aime les deux, mais je préfère être derrière la caméra. Je pense que c’est une question de tempérament. C’est épuisant incarner « l’image » d’un projet et de devoir composer avec le regard des autres sur soi. Je dis souvent que je préfère être le créateur plutôt que la créature, mais dans certains cas, je me prête au jeu avec plaisir.

 

Quels sont tes plus récents projets derrière la caméra?

Il y en a plusieurs. Je développe plusieurs projets de fiction pour la télé ou le cinéma en tant que scénariste/réalisateur. J’ai récemment travaillé sur « Le monde est petit » pour Toast, une série de capsules d’information qui cherche à vulgariser l’actualité pour les 6-8 ans. J’ai également réalisé une campagne de publicité pour la SAQ en collaboration avec l’émission « Like moi ».

 

C’est quoi ta définition de la créativité?

Pour moi, la créativité c’est l’aptitude de passer par un nouveau chemin, pour résoudre un problème. Sur le coup, ça fait mal, personne n’aime ça et on a peur. Mais quand ça marche, c’est gratifiant parce qu’on a le feeling d’avoir inventé quelque chose.

 

Comment la créativité fait partie de ton travail?

Je dois tout le temps essayer de créer la meilleure façon de transmettre une information à un auditeur. L’information peut être légère, par exemple le punch d’une blague ou très complexe comme une question morale qui soutient toute une série. Ça demande de la technique, de la sueur et un bon lot de créativité. Il faut trouver la bonne forme pour adresser le message.

 

Ton truc à un aspirant (storyteller, réalisateur, animateur, créatif, etc.)?

Je n’ai pas tellement de trucs à donner. Au cours de mes expériences, j’ai pris conscience de l’importance de s’instruire et de faire confiance aux gens qui sont meilleurs que nous dans certains départements. Également, si on arrête d’essayer de grandir pour faire mieux, on se rend directement à notre perte. Finalement, il faut persister sans relâche et faire confiance en son instinct.

 

Quel trait de caractère faut-il absolument détenir pour réussir dans ton métier?

Aucune idée. Je ne pense pas avoir réussi dans mon métier. On s’en reparle dans 50 ans.

 

C’est quoi pour toi une bonne histoire? Où sont les opportunités de bons contenus?

Une bonne histoire, c’est une histoire qui nous touche, qui nous fait grandir et qui témoigne adroitement de l’expérience humaine. Une histoire, par définition, ça bénéficie aussi d’une certaine architecture. C’est structuré et le raconteur doit toujours avoir une longueur d’avance sur son auditeur.

Je pense que les bonnes histoires sont souvent trouvées là où on a eu très mal ou là où on a ressenti beaucoup de fun, de colère ou d’indignation. Dans ces zones-là. Surtout en comédie.

 

Comment trouve-t-on un bon personnage?

Dans une histoire, un personnage c’est une idée. Ça incarne quelque chose. Le personnage naît de l’histoire et l’histoire naît du personnage. C’est un élément mécanique, il faut le moduler en fonction de ce qu’on veut dire ou de la façon dont veut raconter.

 

Quel est le contenu que tu aimes le plus consommer pendant ton temps libre?

Des films, des séries, des romans, des bandes dessinées et des podcasts documentaires. J’adore aussi les documentaires filmés et les émissions de radio. Les pièces de théâtre et les matchs de sport, aussi.

Des suggestions:

La série « Fargo » inspirée du film des Coen Brothers et la TRÈS ÉTRANGE et très touchante mini-série « P’tit Quinquin » de Bruno Dumont.

« This American Life », sans doute une des meilleures sources de contenu que j’ai eu la chance d’entendre dans ma vie. Une émission provenant de la radio publique américaine qui existe depuis 20 ans. Extraordinaire. Des documentaires audio d’une qualité exceptionnelle.

Le podcast « Revisionist History » de Malcolm Gladwell: du beau gros fun.

« Le plongeur » un roman de Stéphane Larue très TRÈS réussi.

La bande dessinée « Habibi » de Craig Thompson. Une réflexion merveilleuse sur la foi musulmane racontée en s’inspirant de la forme de « Les mille et une nuits ».

Le film  « The Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford » d’Andrew Dominik. Un de mes films préférés avec « The Big Lebowski » et « Un Prophète de Jacques Audiard.

 

Vision de l’avenir en contenu…

Le volume de contenu disponible a explosé dans les dernières années. J’espère que le prochain défi est de développer des stratégies pour produire du contenu de la plus grande qualité possible. Du contenu plus audacieux, plus niché, qui s’adresse à des « superspectateurs ».

 

Pourquoi le contenu de marque a sa place?

Je pense que c’est une question qui n’a pas vraiment à être posée. Un contenu a sa place tant qu’on se donne la peine de bien le créer, qu’ils soit artistique ou artisanal. Faut juste qu’il soit bien produit, pertinent et positif. Mais je ne placerais pas une démarche artisanale en hiérarchie avec une démarche artistique. Ce sont deux démarches qui remplissent des fonctions différentes.

 

Un truc pour ne pas faire du contenu plate? C’est quoi l’ingrédient de base?

Le temps. C’est frustrant, mais il faut du temps et de la préparation pour créer de la qualité.

Aussi, il faut prendre des risques et laisser les créateurs faire leur travail sans essayer de les contrôler abusivement. Un des grands problèmes des métiers créatifs, c’est que tout le monde se croit capable de les pratiquer. Dans les faits, très peu de gens sont en mesure de les faire convenablement.

En tant que créateur, il faut penser à ceux qui vont « consommer » notre contenu. Une erreur classique: croire qu’un contenu nous a fait vivre de grandes émotions à nous va nécessairement susciter la même réaction chez l’auditeur.

Enfin, il faut être sans merci quand vient le moment de l’édition. Aucun élément superflu ne devrait trouver sa place dans le contenu final.

 

Comment faire du contenu original, jamais vu?

Aller là où on a peur d’aller et s’inspirer de ce qui fait vibrer le monde au moment de la création.

 

Anecdote de ton travail avec Toast?

David, un des associés, sort avec ma première patronne montréalaise. À l’époque, il y a 15 ans, elle m’avait engagé comme barman au Théâtre de Quat’sous, alors que j’étudiais à l’école de théâtre.

J’ai rencontré Ian Quenneville, un autre associé, alors qu’il visitait un studio dans lequel je travaillais avec sa blonde et deux de ses filles et j’avais discuté longtemps avec sa grande adolescente.  Une bonne grosse discussion « deep ». Un an plus tard, par hasard, je me retrouve à travailler pour lui, chez Toast.

Ève Tessier-Bouchard, une autre des productrices a aussi travaillé sur la première émission dans laquelle j’ai joué il y a dix ans. Elle m’a donné ma première chance en télévision!

Finalement, Xavier Dufour-Larouche,  un des assistants de production a étudié en même temps que moi à l’Inis. Même cohorte.

Some things are meant to be!!!

 

Quel réseau social préfères-tu?

Ouf… Je suis fan d’aucun réseau social. Je dirais: mon club de lecture.

La créativité selon… Maxime Vincent

Au cours des prochaines semaines, Toast vous présente la vision de la créativité par les collaborateurs et employés de l’agence.

 

Quel est ton emploi?

Réalisateur/créatif à l’interne chez Toast.  C’est terminé l’époque où l’on était spécialisé dans une seule tâche.  Un jour je suis photographe, le lendemain je suis monteur.  Les outils de production sont tellement puissants et simplifiés de nos jours qu’il n’y a aucune excuse pour ne pas être capable de mettre les mains à la pâte du début jusqu’à la fin d’un projet.  Tout cela permet un meilleur contrôle sur le produit final.

 

C’est quoi ta définition de la créativité?

Création rime avec réflexion, même avec celle de notre subconscient.  Être créatif, c’est d’être capable de se faire comprendre par ceux qui apprécieront notre oeuvre sans être présent au moment où ils y feront face.  Il faut cesser de penser qu’il n’y a que l’art qui repose sur la créativité : même un vol de banque peut l’être. Pour s’évader d’Alcatraz, il fallait être pas pire créatif…

 

Comment la créativité fait-elle partie de ton travail?

La créativité ne fait pas partie de mon travail, elle fait partie de moi, de mon quotidien. C’est un trait de personnalité qui ne s’arrête jamais et ce, peu importe la situation dans laquelle tu te trouves. À l’école, on te donne des outils pour déployer cette créativité que tu as en toi, mais on ne peut enseigner comment être créatif.  Ça fait partie de ton identité, ou pas.

 

Le truc que tu donnerais à un aspirant monteur/photographe/réalisateur de projet?

Il ne faut pas trop s’inspirer de ce qui a déjà été fait, mais bien de ce qu’il y a autour de soi, à travers nos expériences personnelles et notre vision des évènements de notre quotidien.  Ce sont les petits détails qui vont faire la différence. C’est plus enrichissant d’être sensible à ce que les gens peuvent vivre autour de nous, être attentif aux choses qui peuvent sembler banales au premier coup d’oeil.  Même si cela peut paraître absurde et répétitif, ça donne quelque chose d’authentique en bout de ligne, car ce n’est pas de la vision d’un autre réalisateur dont tu te seras inspiré, ce sera de ton propre vécu. C’est le meilleur moyen pour ne pas te fondre dans le moule.

 

Quel est le caractère/trait de personnalité qu’il faut absolument avoir pour réussir dans ton métier?

Il faut être gourmand. Utiliser toujours au maximum le temps qui nous est alloué. Ne gaspille jamais le temps qui t’es accordé afin de pousser ton projet le plus loin possible.  Tu dois toujours vouloir livrer un produit encore meilleur et élever la barre. Ne pas se contenter du ‘’short & sweet’’.  On ne devrait jamais remettre un projet, on devrait se le faire arracher des mains.

 

C’est quoi pour toi un bon contenu ou une bonne histoire?

Un contenu qui reste transparent face à son annonceur, qui joue dans la subtilité. Si tu as ça, y’a pas de raison pour que ce soit mauvais.

 

Quel est le contenu que tu aimes le plus consommer pendant ton temps libre?

Je consomme énormément de musique, mais en 2017, un band est aussi un brand.  Band = Brand. Les musiciens se créent des identités visuelles fortes et la collaboration entre diverses sphères de création est de plus en plus variée.  Le visuel de référence d’une création musicale apporte un fort sentiment d’appartenance (marchandise de promotion, clips, position sur les médias sociaux).

 

Vision de l’avenir en contenu….

C’est de l’inconnu. Notre manière de créer et de consommer change littéralement aux semaines. On ne va connaître aucune stabilité avant de nombreuses années.  C’est fini la formule gagnante du 30 secondes tel qu’on le connaît de la câblodistribution.  Maintenant, chaque nouveau projet se présente comme un défi d’innovation et offre mille possibilités de déclinaison.

 

Un truc pour ne pas faire du contenu plate? C’est quoi l’ingrédient de base?

Pousse ta démarche un peu plus loin qu’un filtre Instagram.  Si c’est trop facile, c’est qu’il manque de punch à ton truc.

 

Comment trouve-t-on un bon personnage?

Le meilleur moyen de trouver un bon protagoniste est d’éliminer les barrières ou les préjugés.  Un niveau d’acceptation plus élevé rend l’approche plus facile.  Ne jamais s’arrêter à la barrière esthétique ou sociale.

 

Pourquoi le contenu de marque?

Parce qu’un slogan, c’est vraiment boring.

 

Quel réseau social préfères-tu?

Instagram, car une photo vaut mille mots, et je n’aime pas lire.

La créativité selon… Nicolas Beauchemin

Au cours des prochaines semaines, Toast vous présente la vision de la créativité de collaborateurs et employés de l’agence.

 

Quel est ton emploi?

Je suis vidéaste. Sur plusieurs projets du département brand, je peux m’occuper autant de la réalisation que de la direction photo et du montage vidéo.

 

C’est quoi ta définition de la créativité?

La créativité, c’est de penser autrement. C’est d’essayer quelque chose de nouveau. On ne suit pas la ligne déjà tracée au crayon, on en trace une nouvelle au pastel gras ou on passe à travers la feuille de papier. Il n’y a pas de limites!!!

 

Comment la créativité fait partie de ton travail?

À chaque projet qu’on me présente, je me dois d’être créatif dans ma démarche. Je refuse de faire les mêmes formules sans arrêt. On peut toujours s’améliorer. Je me donne la mission me réinventer et d’offrir du contenu vidéo unique sur chaque projet.

 

Ton truc à un aspirant monteur/réalisateur junior?

La meilleure façon d’apprendre ce métier-là, c’est d’en faire! Shoot des vidéos avec des amis, fais-en le montage, et analyse ce que tu as fais de bien et de moins bien. Ensuite, recommence! Selon moi, l’expérience est vraiment la clé dans ce métier. Tu dois constamment évoluer et continuer d’apprendre de nouvelles choses.

 

Quel est le trait de personnalité qu’il faut absolument avoir pour réussir en tant que monteur/réalisateur junior?

Je crois qu’il faut être capable de prendre la critique. C’est un milieu extrêmement subjectif, donc on ne doit se laisser affecter par les commentaires de quelqu’un sur notre travail. On doit se rappeler que tout le monde pousse du même bord. Que toute l’équipe veut avoir le meilleur résultat possible.

 

C’est quoi pour toi un bon contenu/une bonne histoire?

Un bon contenu, une bonne histoire, c’est de connecter avec l’audience. Et la meilleure façon de s’y prendre, c’est par les sentiments. En les faisant rire, pleurer, en piquant leur curiosité ou en les poussant à se questionner. Un bon contenu ou une bonne histoire, selon moi, doit apporter quelque chose à la personne qui la consomme.

 

Quel est le contenu que tu aimes le plus consommer pendant ton temps libre?

Je suis un grand cinéphile, alors je regardes des films. Je vais au cinéma plusieurs fois par mois, j’essaie d’en voir le plus possible, ça m’inspire beaucoup.

 

Vision de l’avenir en contenu…

Le contenu va de plus en plus être en vidéo. Regardez vos timelines, c’est déjà le cas! Avec cette démocratisation du contenu vidéo, je crois qu’il faudra faire du contenu rapide, mais hautement créatif. Il faudra repousser les limites à chaque fois.

 

Un truc pour ne pas faire du contenu plate? C’est quoi l’ingrédient de base?

En ce moment, les deux ingrédients que je vois le plus, c’est l’humour et les tutoriels. Le monde veut rire et le monde veut apprendre des choses. Si ce qu’on écoute n’est pas drôle, ne nous apprend rien, ne nous fait pas vivre d’émotions, on a l’impression d’avoir perdu notre temps.

 

Comment faire du contenu original, jamais vu?

En étant créatif 😉

 

Anecdote de ton travail avec Toast?

Chez Toast, on fait pas les choses à moitié. Pour un concept de parodie d’un tournage de feu de foyer, on a monté une corde de bûches dans le bureau qui est restée là pour un bon mois. Le plus drôle, c’est qu’on n’a pas de foyer.

60% du contenu est mauvais

Les consommateurs considèrent que plus de la moitié du contenu que les marques produisent est mauvais.

Dans son plus récent rapport « Meaningful Brands », l’agence Havas révèle de nouvelles données permettant de suivre la relation entre la performance d’une marque, sa pertinence et le contenu qu’elle produit.

En effet, 84% des consommateurs s’attendent à ce qu’une marque produise du contenu, mais en date d’aujourd’hui près de 60% de ce qu’elles publient est considéré comme mauvais ou non pertinent.

L’étude fait un lien direct entre l’efficacité du contenu d’une marque et l’impact que celle-ci a sur le bien-être personnel des consommateurs. Ainsi, les marques qui ont le plus d’impact sont celles qui publient le meilleur contenu.

L’efficacité du contenu dépend de ce que ce dernier apporte au consommateur. On le répète souvent, mais le contenu que vous produisez n’est pas à propos de vous. Il se doit d’être conçu en fonction des besoins de vos consommateurs. What’s in it for them!

Cependant, pour être efficace, un contenu se doit aussi d’être pertinent pour l’industrie dans laquelle la marque évolue. Le contenu peut inspirer, éduquer, aider, récompenser, informer ou divertir, mais c’est une réflexion structurée qui permettra d’établir là où des efforts de production de contenu doivent être mis et où ils doivent être retirés. L’industrie du tourisme n’aborde pas le contenu de la même façon que l’industrie automobile.

Un article publié du côté de Warc va un peu plus en profondeur sur le (très intéressant) sujet. Je vous invite aussi à suivre le lien vers le site de Meaningful Brands pour en savoir encore plus sur les résultats.